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Venelles, la Rolls-Royce des centres aquatiques

Vanessa Bernard, vnss.bernard@gmail.com

Éléments clés
- Coût des travaux: 19 ME HT. - Performances: HQE. - Maîtrise d'ouvrage: communauté d'agglomération du Pays d'Aix. - Maîtrise d'œuvre: Chabanne & partenaires: architecte mandataire. - KEO Ingénierie: TCE, paysage. - INE: ingénierie énergétique et environnementale. - Echologos: acoustique.

Venelles, la Rolls-Royce  des centres aquatiques

© Chabanne

Le nouveau centre aquatique de Venelles, près d'Aix-en-Provence, est le premier livré en marché de réalisation, d'exploitation et de maintenance avec des garanties portées sur sept ans. Les niveaux de performances attendus réclament l'exemplarité.

Lancé en 2009 par la communauté du Pays d'Aix (Bouches-du-Rhône), le nouveau centre aquatique imaginé par l'agence d'architecture Chabanne & Partenaires, ouvert le 2 juillet, s'étend sur une surface de 14 500 m2 dont 4 500 m2 d'espaces couverts. Le centre comprend un bassin sportif avec fond et mur mobile, un bassin d'activité avec îlots végétalisés, un bassin nordique, un espace forme et un « splash pad », ainsi que des gradins de 300 places assises.

 

Indicateurs de performance

« Nous sommes attendus principalement sur le coût d'exploitation, et notamment les consommations d'eau et d'énergie; s'il est facile de créer une piscine qui ne consomme pas, la difficulté réside dans le maintien du confort, c'est là tout l'enjeu », commente Valentin Trollé, ingénieur et directeur associé chez Iné, bureau d'étude associé à Chabanne. D'autant que pour ce complexe qui se veut être la « Rolls-Royce » des centres aquatiques, des indicateurs de performances ont été intégrés pour mesurer la consommation d'eau, la qualité de l'air et de l'eau des bassins, mais aussi l'acoustique. La réponse technique se devait d'être à la hauteur. Ainsi, « parallèlement aux niveaux cibles d'émission de CO2 pour inciter à consommer peu et propre, un taux de déshumidification de l'air et de concentration de chlore dans l'eau, a été fixé », précise-t-il.

 

Écarter les mauvaises solutions

Pour parvenir à établir des objectifs à un niveau jamais atteint pour un tel équipement, et compte tenu des champs d'action interdépendants, la maîtrise d'œuvre a actionné l'ensemble de l'expertise acquise lors de la conception d'une quarantaine d'équipements du même type. Une maîtrise technique permettant de fixer les objectifs adaptés, de pouvoir s'engager sur leur pertinence et leur faisabilité, et de modéliser tous les scénarios en termes de coûts, de dérives éventuelles, d'avantages et d'inconvénients. L'idée? « Anticiper et écarter les mauvaises solutions ». Pour le traitement de l'eau (bassins en inox), l'ozone a été privilégié, et pour sa récupération et sa purification, le procédé choisi est l'ultrafiltration. « On recycle ainsi 70 % de l'eau issue des contre-lavages pour la réutiliser lors du prochain cycle. »

 

Coût global

Mais l'innovation n'est pas seulement technique, elle est aussi économique avec la procédure de réalisation d'exploitation et de maintenance (REM), un marché public qui permet de passer de la réflexion en coût d'investissement à une réflexion plus globale sur toute la durée de vie du bâtiment. On sait, en effet, que le coût de l'exploitation d'un bâtiment sur trente ans est équivalent à celui de l'investissement initial. Quand le marché a été lancé, les réponses des groupements « constructeur/mainteneur » ont été édifiantes. Et Valentin Trollé d'expliquer: « Pour l'exploitation, les coûts proposés variaient du simple au double, et finalement, on a constaté que plus les prix de construction étaient bas, plus ceux de l'exploitation étaient élevés, avec des deltas de 30 millions d'euros! » Ainsi, à Venelles, c'est le groupement qui a proposé le coût de construction le plus cher, et un coût d'exploitation moindre qui a remporté le contrat.

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