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Vendée Globe: le département ne veut pas lâcher sa pépite

David Picot • david1picot@yahoo.fr

Vendéspace, l'arena du sport amateur
Propriétaire d'une épreuve, partenaire d'une équipe cycliste professionnelle, le conseil départemental de la Vendée s'est également mué depuis quelques années en co-animateur ou organisateur d'événements en tout genre. Il dispose pour cela de son propre outil: le Vendéspace, un aréna situé à Mouilleron-le-Captif, près de La Roche-sur-Yon. Inauguré en septembre 2012, il s'étale sur 21000 m² répartis sur trois salles et propose une capacité variable de 1000 à 4900 places. «Et surtout, certaines salles sont ouvertes aux comités départementaux si bien que nous avons, sur une année, 290 jours d'occupation dédiés au sport amateur », revendique le président.

Vendée Globe: le département ne veut pas lâcher sa pépite

© Jacques Vapillon

Le Vendée Globe représente la locomotive de la politique sportive et touristique de la Vendée. Très attaché à la notoriété médiatique des grands événements, le département n'entend surtout pas sacrifier sa vitrine et cherche pour cela d'autres partenaires.

«Lee département fera tout pour garder le Vendée Globe. Il n'est pas question de le lâcher ». Président du conseil départemental de Vendée, Yves Auvinet tient à sa vitrine! Une vitrine unique qui permet à ce territoire de recevoir tous les quatre ans 150 médias étrangers pour le départ. «De quoi trouver un micro de TV Vendée à côté d'un autre de CNN », sourit l'élu. Mais surtout, cet événement représenterait l'équivalent de 188 millions d'euros en valorisation média, somme citée lors de l'édition 2012-2013. Quant aux retombées directes en termes de restauration et autre hébergement sur le territoire, elles ont été estimées à 38 millions d'euros.

 

Un triple rôle

Le conseil départemental de la Vendée est à la fois sponsor, organisateur et propriétaire de cette course autour du monde. Et ce, à travers une société d'économie mixte - la SAEM Vendée, présidée par Yves Auvinet - dont il détient 56 %. Les autres parts reviennent à la ville des Sables-d'Olonne (16 %), à la région Pays de la Loire (12 %) et à une trentaine d'acteurs économiques locaux à hauteur de 15 %. Pour cette édition de 2017, le budget a été porté à 12,5 millions d'euros sur quatre ans. Soit une augmentation d'environ 6 % par rapport à la précédente. Le département, lui, a augmenté sa contribution de 30 % passant de 3,8 millions d'euros à 5 millions d'euros. Les autres partenaires sont l'entreprise Sodebo (4 millions d'euros), la ville des Sables-d'Olonne (1,5 million d'euros) et la région Pays de la Loire (0,8 million d'euros) dans le budget de fonctionnement de l'épreuve.

 

5 millions d'euros sur quatre ans

«Notre contribution de 5 millions d'euros sur quatre ans reste très raisonnable au regard des retombées médiatiques », reprend Yves Auvinet. Jusqu'où est-il prêt à aller pour accompagner la notoriété sans cesse grandissante du «Vendée », dans un contexte d'augmentation des coûts relatifs à la sécurité (départ et arrivée) et de frais liés à «la technologie ». Sa réponse: «nous aimerions bien arrêter notre contribution à ce niveau ». Seule solution: «trouver d'autres partenaires privés, vendéens de préférence ». D'autres sources de revenu apparaissent difficilement envisageables étant donné que cette course au large ne rapporte ni droits télévisuels, ni recettes issues de la billetterie.

 

Notoriété

À écouter Yves Auvinet, la Vendée n'est pas prête de renoncer «aux grands événementsmédiatiques ». À l'instar de la voile, il cite le cyclisme puisque le département est partenaire de l'équipe professionnelle Direct-Energie. Tous les six ans environ, il met également les petits plats dans les grands pour accueillir une étape - sinon un grand départ - du Tour de France. «Tout ça, c'est de la notoriété qui rejaillit sur l'ensemble du territoire », conclut-il.

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