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Un maire sportif, ça change quoi ?

David Picot • david1picot@yahoo.fr
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Un maire sportif, ça change quoi ?

© lazyllama - stock.adobe.com

Outil de communication pour les uns, priorité politique pour les autres, le sport demeure un sujet rassembleur dans une campagne électorale. À l’aube des élections municipales, nous sommes allés à la rencontre de maires au passé ou au présent résolument sportif. Avec une question principale : de quelle façon leur culture sportive imprègne-t-elle leur façon de faire campagne et/ou d’exercer leur mandat, par la suite ? Il en ressort de la passion, de nombreux parallèles entre une vie de sportif et d’élu local. Mais aussi de la prudence, souvent par crainte d’une forme de clientélisme sportif.

Si le « sport » ne figure généralement pas en tête de liste dans la hiérarchie des délégations municipales (lire l’interview), l’argument « sport », lui, apparaît plutôt mis en avant en période électorale. Illustration au hasard d’une recherche sur internet avec ce titre du quotidien L’Est républicain (6  février 2020), relayant l’ambition d’un candidat aux élections municipales : « Par le sport, réussir à remettre Besançon sur la carte de France ». Confirmation dans Les Échos (17  décembre 2019) : « Le sport, un argument gagnant pour les candidats aux municipales ». Mais qu’en pensent ces maires étiquetés « sportifs » de par leur passé d’athlète de haut niveau ou leur présent de sportif accompli ?

De nombreux parallèles au niveau de la gestion du temps

Sans surprise et d’une manière générale, l’accueil fut plutôt courtois. Seul un élu n’a pas donné suite à cette demande : Christian Estrosi, maire LR de Nice, ancien champion de motocyclisme, trop occupé par sa campagne municipale. Au-delà, ces maires sportifs recourent volontiers au champ lexical du sport, pour évoquer leur rôle d’élu local.

« Je suis resté un compétiteur dans l’âme », sourit Bertrand Ringot, maire PS de Gravelines (Nord), ancien champion de France d’aviron, qui parle aussi de « capacité à encaisser les coups et de s’en remettre ». Maire DVD de Cluses (Haute-Savoie), Jean--Philippe Mas, vice-champion de France junior de judo, sportif de haut niveau durant six ans au Pôle France d’Orléans, admet « toujours fonctionner par objectifs, en essayant de laisser le moins de choses possible au hasard. Du coup, je passe beaucoup de temps à travailler mes dossiers ».

Du côté de Gruissan (Aude), Didier Codorniou (PRG), qui fut international de rugby, a conservé cette façon de gérer la pression. «  Je me prépare mentalement. Et j’ai tendance aussi à très bien récupérer, bien dormir. C’est hyper important pour durer ». À Cannes (Alpes-Maritimes), David Lisnard (LR), marathonien confirmé, descendu sous la barre des trois heures, assimile carrément son quotidien de maire à une course de fond : « il existe un vrai parallèle au[…]

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