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Terre de jeux 2024 : la course au label

David Picot • david1picot@yahoo.fr

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Terre de jeux 2024 : la course au label

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Du petit village à la grande région, depuis la mi-juin, toutes les collectivités locales peuvent candidater au label Terre de Jeux 2024, qui sera remis par le Comité d’organisation des Jeux olympiques. Il vise à impliquer les territoires dans l’aventure olympique, en amont des Jeux et représente une porte d’entrée pour devenir un centre de préparation aux Jeux. Certaines collectivités s’organisent déjà. Mais la concurrence est rude et les critères précis et restrictifs.

Les collectivités étaient dans les starting-blocks, depuis un moment déjà. Vice-présidente aux sports de la région Pays de la Loire, Roselyne Bienvenu situe carrément l’origine de cette impatience au 13 septembre 2017, date à laquelle Paris a obtenu l’organisation des Jeux olympiques de 2024. « Il y a eu une forme d’euphorie dans les territoires », a-telle constaté. Tous rêvaient de toucher du doigt les anneaux olympiques en proposant ce qui était alors appelé des « bases arrière ». Autrement dit, des sites qui accueillent des délégations
étrangères, au cours des mois qui précèdent l’événement. Ils sont désormais appelés des centres de préparation aux Jeux (CPJ). De nombreux élus y voyaient même une opportunité de rénover des équipements sportifs existants voire d’en bâtir de nouveaux. Et pour cause : plus de 40 % des gymnases, stades et autres piscines ont plus de 40 ans en France…
 

Non aux équipements

À l’automne 2018, lors de sa tournée des associations d’élus, Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojo) a toutefois douché les espoirs de réhabilitations préfinancées par la manne olympique. « Les CPJ constituent une donnée importante », soulignait-il lors des rencontres de l’Assemblée des départements de France (ADF), en novembre à Rennes (Ille-et-Vilaine). « Mais cela concerne finalement peu de délégations ». Sans compter que « le modèle de Paris 2024 n’est pas de construire des équipements sportifs spécifiquement pour les Jeux ». Voilà qui est dit. Car le Cojo souhaite surtout un engagement des collectivités qui aille bien au-delà des CPJ. « Ce qui va compter, ce sont les actions qui pourront permettre d’engager la population
et d’introduire plus de sport dans les territoires. À travers nos événements (Semaine olympique, Semaine du sport à l’école…), mais aussi les initiatives des collectivités », soulignet-on dans l’entourage de l’ancien champion de canoë monoplace. D’où l’idée de ce label Terre de Jeux 2024, présenté en juin dernier aux collectivités.
 

Trois critères

« Un label inédit », a d’abord insisté Tony Estanguet, au Sénat lors de sa présentation. « Jamais un comité d’organisation n’avait associé aussi étroitement l’ensemble des territoires du pays hôte à la dynamique du projet ». Tous les territoires sont potentiellement[…]

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