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Présidentielle: le sport fait consensus

David Picot| david1picot@yahoo.fr

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Parent pauvre des politiques publiques depuis des lustres, le sport l'est resté au cours de cette campagne présidentielle. Les candidats se retrouvent sur les grands chapitres du « sport qui se pratique »: sport pour tous, à l'école, pour des raisons de santé/bien-être, etc. En revanche, peu de candidats s'aventurent sur les questions de gouvernance. Quant au financement... Entre les « affaires » et autres thématiques régaliennes, le sport, sans réelle surprise, peine à émerger au cours de cette campagne présidentielle 2017. Une plongée dans les programmes (1) met en évidence un premier constat principal: le sport n'est guère clivant. Les candidats se retrouvent en effet sur de nombreux aspects, relatifs « au sport qui se pratique ». Benoît Hamon (Parti socialiste - PS) envisage de promouvoir une « vraie culture de l'activité sportive », de façon à ce que celle-ci devienne « naturelle, de la petite école à la fin de vie » (2). Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), aussi, veut « valoriser le sport au niveau scolaire » avec 6 heures de sport par semaine en primaire. François Fillon (Les Républicains) parle de « 10 % du temps scolaire » consacré au sport dans le primaire et de 14 % dans le secondaire. Emmanuel Macron (En Marche) - qui veut faire de la génération 2017-2024 à l'école une génération sportive - et François Fillon s'accordent d'ailleurs sur l'importance du sport à l'école mais aussi sur la façon de procéder: tous deux prônent un rapprochement entre les établissements scolaires et les associations sportives.   L'école et la santé rassemblent L'école donc mais aussi la santé! Alors qu'il a pris son envol avec la loi Touraine du 26 janvier 2016, le sport-santé est au cœur de nombreux programmes. C'est d'ailleurs le point sur lequel insiste particulièrement Benoît Hamon qui propose un grand « plan national sport et santé », pour combattre les maladies chroniques. Il propose ainsi de compléter la partie de la loi Touraine consacrée au sport sur ordonnance avec « le remboursement par l'Assurance-maladie, des activités sportives prescrites par un médecin pour les patients atteints d'une affection de longue durée (diabète, cancer, maladies cardio-vasculaires, obésité...) ». Proposition qui figure[…]

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