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Les stades connectés misent sur les services

Sylvie Roman • sylroman@yahoo.fr

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Au Vélodrome: 1000 bornes et une capacité de 20000 connexions simultanées
Depuis juin, ne dites plus Vélodrome, mais Orange Vélodrome... Ce partenariat de « naming » se traduit dans les faits par une opération d'envergure pour connecter le stade et ses abords. La restructuration du stade n'avait en effet pas intégré ce changement de mœurs et d'habitudes des supporters! Le wifi haute densité sera donc déployé, avec pas moins de 1 000 bornes et une capacité de 20000 connexions simultanées. Orange Business Services déploiera aussi une couverture renforcée dans les zones médias, pour répondre à cette demande spécifique. Avec Arema, l'exploitant du stade, des services et des applications particulières seront aussi développés rapidement, pour créer du contenu. Ils travaillent notamment à des solutions extérieures, pour « prolonger l'expérience du match hors les murs », fort de l'expérience des fan zones lors de l'Euro, qui ont enregistrées certains soirs près de 5 000 connexions à la Tour Eiffel.

Au Vélodrome: 1000 bornes et une capacité de 20000 connexions simultanées
Depuis juin, ne dites plus Vélodrome, mais Orange Vélodrome... Ce partenariat de « naming » se traduit dans les faits par une opération d'envergure pour connecter le stade et ses abords. La restructuration du stade n'avait en effet pas intégré ce changement de mœurs et d'habitudes des supporters! Le wifi haute densité sera donc déployé, avec pas moins de 1 000 bornes et une capacité de 20000 connexions simultanées. Orange Business Services déploiera aussi une couverture renforcée dans les zones médias, pour répondre à cette demande spécifique. Avec Arema, l'exploitant du stade, des services et des applications particulières seront aussi développés rapidement, pour créer du contenu. Ils travaillent notamment à des solutions extérieures, pour « prolonger l'expérience du match hors les murs », fort de l'expérience des fan zones lors de l'Euro, qui ont enregistrées certains soirs près de 5 000 connexions à la Tour Eiffel.

Les stades connectés misent sur les services

© F. Aguilhon, Allianz Riviera

Bien que les stades connectés ne soient encore qu'une dizaine en France, les changements d'habitudes, les services apportés par les applications et le wifi, vont très vite rendre cet investissement inéluctable. Mais installer des bornes ou équiper un lieu en 4G ne suffit pas. Il faut avant tout le faire vivre, mais aussi assurer la maintenance, le suivi et l'administration du réseau.

L'EEuro de football, ses stades et ses fan zones, ont largement promu une nouvelle façon de supporter et de « consommer » le sport: la connectivité et le partage d'informations, via le wifi et le déploiement de la 4G amplifiée dans les enceintes sportives. En France, ils sont moins d'une dizaine, essentiellement dédiés au football, à Nice, Lyon, Bordeaux ou encore Saint-Denis, et un seul dédié au rugby, à Toulouse mais ce nouveau service connaît un fort engouement « parce que plus personne n'envisage de ne pas avoir la 4G, même dans un stade », souligne Patrick Pressard, directeur délégué de la société du stade de Bordeaux, pour qui « l'idéal est de la prévoir très en amont, dès la conception des équipements ».

 

Surdimensionner le réseau

Même si les technologies sont en constante évolution, et si des progrès voient le jour régulièrement, l'essentiel est de dimensionner suffisamment les réseaux, voire surdimensionner, en vue de futurs besoins et nouvelles applications, et le cœur de réseau, véritable colonne vertébrale du système. Ensuite, les liens entre le cœur de réseau et les fibres doivent être calibrés pour le trafic attendu, par exemple 10 Giga bits à Bordeaux. Enfin, dernier lien pour que cela fonctionne, le câblage plus fin vers les bornes, doit être intégré au mieux, dans la structure, faux plafonds, etc. En effet, les bornes ne doivent pas gêner la déambulation des spectateurs, les sorties notamment les flux en cas d'évacuation, ne pas être placées dans des zones grises ou blanches (difficultés d'émissions) ou ne pas gâcher l'architecture des lieux... Un équilibrisme qui nécessite, après les calculs théoriques, diverses expériences in situ, avec du monde dans les différentes zones du stade, en situation.

 

Interférences

À Bordeaux (42000 spectateurs), les réseaux sont prévus pour 20000 connexions simultanées! Pour assurer ce flux potentiel, 400 bornes ont été installées en tenant compte du bâtiment, mais bien évidemment des validations terrains ont été nécessaires « et certaines bornes ont dû être déplacées. Lors de la première mise en service, nous étions en marche à blanc. Avec le stade plein, on s'est aperçu d'une perte de signal dans certaines zones. On n'avait pas prévu que, à certains moments, des dizaines de fours à micro-ondes fonctionneraient en même temps! Provoquant des interférences avec nos ondes pour le wifi », souligne Patrick Pressard. Les fours coupables ont donc été réglés sur d'autres fréquences!

 

Sécurité des données

La question de l'innocuité des ondes wifi peut aussi se poser, mais selon le directeur délégué du stade de Bordeaux, « il y a beaucoup de bornes mais la puissance d'émission reste assez faible. Par ailleurs, la durée moyenne d'exposition, deux heures maximum, est elle aussi assez courte », à comparer avec le temps passé avec son smartphone tous les jours... Autre point à prendre en compte par l'opérateur, la sécurité des échanges de données, des milliers d'utilisateurs simultanés dans une enceinte confinée. Les constructeurs proposent bien évidemment des solutions particulières pour les lieux ouverts (enceinte du stade, parvis) et les lieux confinés, couloirs, salons VIP, halls... avec des niveaux de services différents.

 

Des services réactifs qui se partagent

Le retour d'expérience bordelais montre qu'en moyenne on atteint 4 à 8000 connexions selon les matchs. Les supporters n'ont pas encore le réflexe, n'ont pas leur wifi branché en permanence, ou ignorent que le service est gratuit. Le staff du stade compte donc développer encore les offres de services, généraliser la commande à la place, et son paiement, proposer plus de ralentis et replays des actions des matchs... Pour fidéliser les utilisateurs et espérer un retour sur investissement (on parle de centaines de milliers d'euros pour des équipements sportifs de 40 à 65000 places), les exploitants doivent faire preuve d'imagination.

Au-delà de la restauration, précommande et paiement, ou achat de tickets et les ralentis, les développeurs ont imaginé des services réactifs qui se partagent: c'est le cas à l'Allianz Riviera de Nice, avec des « game connect » permettant de jouer en ligne en interaction avec la communauté du stade. Prévisions d'actions, de buts, des noms de joueurs... l'application propose aussi un « quiz de connaissances », histoire de vérifier si finalement vous êtes un bon supporter de votre équipe préférée! On trouve aussi des taux de possession du terrain, ou de la balle, et même un système (développé à Nice), de FanCam: le supporter fait un selfie et incruste sa photo à sa place, sur une image à 360 ° des tribunes du stade.

 

Friend connect

Le « Friend connect » permet de localiser « sa » communauté dans le stade (groupe d'un quartier, club, amis) et de pouvoir se rencontrer. La géolocalisation, qui n'est pas encore disponible dans tous les stades connectés de France, permet d'être guidé, depuis son véhicule, jusqu'à sa place de parking qui a été commandée et payée avec le smartphone (Stade de Lyon). Pour ceux qui ont tendance à se perdre, à Nice, la géolocalisation permet d'être guidé dès l'entrée dans le stade, jusqu'à sa place, d'avoir des informations en temps réel sur le flux de personnes aux buvettes ou aux toilettes! Bordeaux proposera aussi la FotoFan, ou comment envoyer sa photo « grimée » sur les écrans géants, via son smartphone... C'est d'ailleurs ce système que l'on a pu voir en direct sur les écrans installés dans les fan zones, pendant l'Euro. De la même façon, les followers avaient aussi un accès à des twitts qui étaient diffusés sur les écrans à la fin des matchs.

 

Tour de contrôle

Connecter un stade, c'est aussi assurer la maintenance et le suivi et l'administration du réseau. Selon les cas de figure, le prestataire de service assure le suivi, avec des techniciens présents dans une salle dédiée au stade (Lyon). L'opérateur et « intégrateur » assure aussi un suivi au quotidien des installations, depuis la connexion générale à l'ensemble des bornes wifi et du système 4G interne au stade. Cette maintenance est indispensable et doit aussi être prise en compte par l'exploitant, dans ses coûts de fonctionnement... À Bordeaux, le stade est équipé d'un poste d'exploitation, sorte de « tour de contrôle », dans laquelle outre les fonctions habituelles liées à la sécurité, « il y a aussi une supervision du système wifi », avec des techniciens dédiés les soirs de matchs. Les connexions wifi et 4G peuvent aussi être coupées à la demande des autorités compétentes (préfecture, direction de la police) afin d'éviter par exemple, des mouvements de panique liés à des annonces diffusées par les réseaux sociaux, ou par l'annonce sur des sites d'information. Le wifi pourra ainsi venir appuyer des annonces diffusées par les services de sécurité ou les exploitants.

 

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