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Les dossiers prioritaires de la commission emploi formation

Jean-Louis Gouju| gouju@u-pec.fr

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Yann Poyet
Président de la Commission paritaire nationale emploi formation de la branche sport Cursus : - Secrétaire général du Syndicat national de l'éducation permanente, de la formation, de l'animation, de l'hébergement, du sport et du tourisme (Snepat-FO).

Que représente la branche sport?

Une branche professionnelle est un regroupement d'entreprises ayant des activités similaires au plan économique et/ou social. Le champ couvert par une branche professionnelle est une initiative des employeurs qui souhaitent notamment réguler la relation sociale et économique avec les salariés. Pour la branche sport, le collège des organisations syndicales de salariés a apporté une contribution majeure à la définition du champ d'activité sport.

 

Quels sont les sujets prioritaires pour la branche?

Les partenaires travaillent à intégrer les dispositions de la loi « Karaquillo » dans le corps du texte conventionnel notamment le CDD spécifique permettant aux sportifs de haut niveau et aux sportifs et entraîneurs professionnels de disposer d'un positionnement juridique et social approprié aux particularismes de leur activité sportive. La volonté de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne qui enjoint les États membres à rendre les métiers réglementés conformes aux règles de la concurrence européenne en les invitant à éliminer les règles en vigueur dans ces professions occasionnant une atteinte à la concurrence se pose également dans le sport avec une acuité toute particulière. Enfin, nous aurons à nous prononcer sur la volonté du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports de substituer le Brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien (BAPAAT) considéré comme une certification trop longue et trop coûteuse par un diplôme de niveau V.

 

Quelle est votre analyse sur ce point?

Plusieurs facteurs expliquent cette volonté de réformer. Réduire la durée de formation et donc son coût, permettre une meilleure employabilité (économique) dans les collectivités locales, permettre aux jeunes sans qualification un accès à l'emploi plus en adéquation avec leur niveau initial... Mais je rappelle que la question du niveau V a été tranchée lors de la création de la commission professionnelle consultative (CPC) des métiers de l'animation et du sport qui a validé le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (BPJEPS) au niveau IV. Toutes les études partagées par les organisations syndicales de salariés et les organisations d'employeurs aboutissent à la même conclusion, l'emploi nécessite des compétences de niveau IV. Même si les préoccupations du ministre sont légitimes, la création d'un niveau V n'est ni une réponse économique viable pour les entreprises, ni une manière de répondre au chômage des jeunes sans qualification.

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