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Les collectivités se penchent sur le sport d’après

David Picot • david1picot@yahoo.fr
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Les collectivités  se penchent sur le sport d’après

© vitaliy_melnik - stock.adobe.com

La crise du Covid-19 n’a épargné aucune structure sportive. Les collectivités territoriales se sont souvent retrouvées en première ligne auprès des clubs. Ce qui les amène nécessairement à réfléchir à l’évolution de leurs politiques sportives. Sport, santé, mutualisation, développement durable, économie sociale et solidaire, les chantiers sont nombreux pour penser le sport d’après. Sur fond d’incertitudes…

« Terrains de grands jeux clos : ouverture à partir du 15 juillet pour les clubs. S​alles spécialisées et gymnases : ouverture le 31 août pour les clubs. Courts de tennis couverts : ouverture le 31 août pour les clubs​ ». À l’image de Grand Poitiers qui a communiqué son planning de réouverture progressive des équipements dès le 26 mai, le retour à la vie des acteurs du sport s’organise. Petit à petit. L’installation fin mai des conseils municipaux élus au premier tour et la perspective de la tenue du second tour le 28 juin marqueront une autre étape importante car « il était compliqué dans certains territoires de prendre des décisions budgétaires et de se projeter », nous rapportait courant avril l’Association nationale des élus en charge du sport (Andes). Laquelle a également conduit une enquête auprès de 138 élus, sur leurs difficultés d’application et de gestion de cette période d’urgence sanitaire liée au Covid-19 : au 22 mai, 40 % des communes n’avaient toujours pas voté leur budget sport pour 2020.

La santé plutôt que la compétition

Du côté d’Albi (Tarn), celui-ci a été validé en décembre dernier, comme il en est de coutume. « Nous avons donc versé les subventions aux associations dès le mois de janvier », exprime Michel Franques, premier adjoint, délégué aux sports, au tourisme et aux actions événementielles. En tout, 1,8 million d’euros à 130 structures, somme stable depuis 2008. « En décembre prochain, nous essaierons bien sûr de tenir le montant étant donné le poids social représenté par le sport ». L’avenir ? Il le voit teinté d’incertitudes mais dégage un grand axe à consolider : le sport-santé. « Plus que jamais, l’heure est venue de reconnaître au sport un enjeu de santé publique », appelle l’élu, qui ne cache pas que de nombreuses villes « font bien mieux que nous en la matière. Il n’empêche, j’espère bien que la crise va accélérer son déploiement. Il le faut. La santé par le sport va être un défi sociétal et un domaine dans lequel il peut y avoir encore beaucoup d’innovations ». Vice-­présidente en charge des sports au conseil régional de ­Bourgogne Franche-Comté, Laëtitia Martinez appuie : « le sport-santé représente un domaine sacralisé de notre politique. Il ne peut pas en être autrement ». À Blagnac, Joseph Carles, le maire, est[…]

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