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Le textile habille les équipements sportifs

Florence Roux • roux.flo@free.fr

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Le textile habille les équipements sportifs

© Guillaume GUERIN - 2019

Déjà très présents dans les terrains de taille moyenne, de tennis en particulier, les textiles apparaissent de plus en plus en couverture d’équipements intercommunaux d’envergure. S’ils coûtent moins cher, ils possèdent aussi d’autres qualités en termes de luminosité, de performance thermique et même de durabilité.

La couverture textile dans le sport aurait-elle le vent en poupe ? Elle s’inscrit en tout cas dans des projets d’envergure croissante. Témoin, à Miramas (Bouches-du-Rhône), la livraison en 2018 de la plus grande halle d’athlétisme indoor d’Europe, avec quelque 17 000 m2, dotée d’une enveloppe textile de 30 000 m2, soutenue par une charpente de bois. En juillet dernier, Limoges (Haute-Vienne) a inauguré, en présence de « Poupou », son vélodrome Raymond-Poulidor de 7 000 m2 couvert, lui, d’une toile gonflable. Jusqu’ici en France, la bulle était surtout dédiée à la couverture hivernale de terrains de tennis.

Bulles de saison

« L’atout premier des bulles est de pouvoir être monté et démonté en hiver et en été, sans que la toile ne perde sa souplesse ni sa résistance », remarque Éric Chassagne, d’ACBSI, à Blois, installateur du vélodrome, qui réalise l’essentiel de son activité dans le tennis. Pour Vincent Girard, de la société Di’tec, à Montbéliard, concepteur, fabricant et installateur, en priorité de bulles, « avec une structure gonflable, on est plus dans le mobilier que dans l’immobilier. Mais on permet au sportif de s’entraîner toute l’année, en protégeant aussi le terrain du gel ».

-> A lire : L'exemple du vélodrome Raymond Poulidor de Limoges

Face à la multiplication de constructions, la ­Fédération française de tennis attribue depuis 2001 un label Plan Qualité Tennis® aux entreprises selon le mode de couverture, structures gonflables, en dur ou textile. Mais, loin de se cantonner à la bulle ou au tennis, les nombreux opérateurs proposent des solutions plus pérennes pour des équipements associant des charpentes métal ou bois et des membranes composites. C’est le cas de Spaciotempo pourtant spécialisé dans les constructions démontables, de SMC2 plutôt adepte des ossatures bois, ou encore de Losberger de Boer qui a récemment couvert une salle de basket et multisport en associant bois et textile, à Tassin-la-Demi-Lune (Rhône).

Moitié prix minimum

Côté prix, la solution de la toile, même complexe (lire l’encadré), reste toujours moins onéreuse – deux, trois[…]

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