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Le squash veut partager les équipements

Véronique Vigne-Lepage

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Le squash veut partager les équipements

© Nicolas Barbeau

Historiquement confiné majoritairement dans des salles privées et dans une pratique « loisir », le squash peine à se développer. Pourtant, il existe  un potentiel qui intéresse les collectivités locales pour mieux rentabiliser leurs équipements. À condition de les mutualiser.

Moins d’un court pour 45 000 habitants (1)... Le squash serait-il le parent pauvre du sport français ? C’est ce que pense Emmanuel Denis, président du Squash Club de Challans (Vendée) et vice-président de la Ligue des Pays de la Loire : « On manque de structures publiques. Les communes jugent notre discipline élitiste». Faute d’avoir obtenu une extension dédiée du complexe de tennis de la commune, son club utilise les deux courts d’une structure privée, Athletic Fitness. « Le propriétaire les a intégrés car il est passionné de squash. Mais s’il n’avait raisonné qu’en termes de rentabilité, il ne l’aurait pas fait. Tant que notre sport n’est pas olympique et que les communes ne s’y intéressent pas, il ne peut pas se développer», explique Emmanuel Denis. N’avoir que deux courts, explique-t-il, empêche son club d’organiser des compétitions, donc d’attirer de nouveaux membres et donc de pouvoir rémunérer un éducateur sportif.

Usage unique

« Historiquement, les clubs de squash se sont implantés dans le parc privé, en ville. Mais le poids financier croissant de l’immobilier a induit des difficultés financières pour ces installations», confirme Julien Muller, vice-président de la Fédération française de squash (FFsquash) chargé du développement. Un autre frein tient aux règles de la discipline. « Le problème des terrains de squash, c’est qu’on ne peut y faire que ça », pointe Olivier Reydellet, directeur de l’Office de tourisme des Saisies (Savoie), station ayant créé deux courts dans sa salle estivale multi-activité. En effet, au squash, les deux joueurs se disputent un même espace de jeu aux dimensions spécifiques : 9,75 m sur 6,40 m. Quant au plancher, il s’agit d’un parquet sur lequel seules des semelles blanches et propres sont admises.

Taille minimale

Selon Philippe Signoret, responsable du pôle France à la FFSquash, le coût de réalisation d’un court est d’environ 30 000 euros. Chacun « peut permettre un chiffre d’affaires de 12 à 15 000 euros, complète Julien Muller, « mais il faut une taille minimale pour que cela rapporte suffisamment. On peut par exemple espérer 60 à 75 000 euros avec cinq courts. Mais si l’on paie un loyer équivalent, il[…]

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