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Le sport, un outil innovant de l’inclusion

David Picot • david1picot@yahoo.fr

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Le sport, un outil innovant de l’inclusion

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© Daisy Daisy - stock.adobe.com

Le sport, « c’est le meilleur levier pour accompagner l’insertion sociale et professionnelle et l’accès à l’emploi », garantit le Conseil d’État. Sur le terrain, l’insertion par le sport s’est développée ces dernières années sous l’impulsion de nombreuses associations et d’une poignée de collectivités engagées. Depuis peu, des fédérations sportives proposent également des programmes, de plus en plus reconnus par l’État. Si le sport à lui seul n’intègre pas, il est en tout cas un bel outil.

« L’insertion par le sport en est aujourd’hui au stade où se trouvait l’économie sociale et solidaire, il y a vingt ans », lance Jean-Philippe Acensi, président et fondateur en 1997, de l’Agence pour l’éducation par le sport (Apels). Explication : « Nous observons un bouillonnement sur le terrain mais le travail n’est pas véritablement reconnu à la hauteur de ce qu’il produit. Même si nous constatons des avancées, ces derniers temps ». Directeur général adjoint de Sport dans la ville, une autre association « historique » créée en 1998, Quentin Moreno complète : « Nous avons constaté de profondes transformations ces quatre-cinq dernières années ».

Le sport, un espace de recrutement

En effet, à l’origine, ces acteurs travaillaient essentiellement sur le rôle éducatif et social du sport. Autrement dit, sur l’acquisition de compétences sociales, la réussite éducative, l’amélioration de la santé, etc., à des fins notamment d’amélioration de la cohésion sociale et du vivre ensemble. « La notion d’insertion par le sport est plus récente », resitue le sociologue Gilles Vieille-Marchiset. Il s’agit d’utiliser le sport comme un levier, ou un outil, vers un emploi.

À l’origine, les jobs en question concernaient essentiellement le monde du sport : éducateur ou animateur sportif. « Plus récemment », a constaté l’universitaire, « les programmes ont évolué vers d’autres types d’emplois, dans le secteur bancaire, notamment. Dans les faits, les jeunes sont remobilisés par le sport et accompagnés dans un parcours d’insertion, en partenariat avec des tuteurs d’entreprise, avant de parvenir à un contrat de professionnalisation et à l’intégration du monde de l’entreprise ». « Et ça fonctionne », assure Jean-Philippe Acensi qui fait notamment référence à son programme, Déclics sportifs, lancé en 2015. Au total, près de 300 jeunes ont ainsi intégré deux grandes banques françaises.

« Le terrain de sport représente un espace de recrutement incroyable. Il est parfait pour identifier le profil d’un jeune, comme le sens du collectif ou la capacité à assumer un leadership. Autant de qualités qui lui permettent non seulement de reprendre confiance mais qui sont en plus transférables au monde de ­l’entreprise ».

Des secteurs d’activité divers dans le sport

Quentin Moreno avance les mêmes arguments. En[…]

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