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Le plan Aisance aquatique nage entre deux eaux

David Picot • david1picot@yahoo.fr
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Le plan Aisance aquatique nage entre deux eaux

© [Mujo]D800

Au ministère des Sports, piloté par Roxana Maracineanu, ancienne championne du monde de natation, l’aisance aquatique est érigée au rang de priorité. Un vaste plan qui vise à refonder la politique d’apprentissage  de la natation est ainsi envisagé. Outre la prévention des risques  de noyades, l’enjeu est aussi de clarifier le rôle des acteurs entre l’Éducation nationale, les clubs et les collectivités, propriétaires des équipements.
Un chantier ambitieux qui pose la question de l’encadrement  et des équipements.

 

À l’origine, un communiqué de Santé Publique France. Nous sommes en juillet 2018. Le Premier ministre Édouard Philippe sonne l’alarme à la lecture des résultats intermédiaires de l’enquête Noyades 2018 : les cinq premières semaines d’observation (du 1er juin au 5 juillet) font état de 552 noyades (1), dont 121 décès. Avec notamment une augmentation de 34 % du nombre de morts d’enfants de moins de 6 ans, par rapport à 2015 ! Au final sur l’ensemble de l’été 2018, le nombre de noyades aura doublé par rapport à la même période sur 2015 ! « Je demande un renforcement du plan de lutte contre les noyades et du programme de formation à la nage de l’Éducation nationale », annonce alors Édouard ­Philippe qui ajoute : « si l’apprentissage de la natation est préconisé par les experts, une évaluation sur 300 collèges a montré que 48 % des élèves ne maîtrisent pas correctement la nage à l’entrée en 6e ».

Apprentissage massé à la natation

Dans la foulée, un rapport (2) est demandé à deux inspecteurs généraux – Thierry Maudet pour la jeunesse et les sports et Véronique Éloi-Roux à l’Éducation nationale – épaulés par… Roxana Maracineanu, quelques semaines avant qu’elle soit nommée ministre des Sports. Le plan de lutte contre les noyades prendra forme en avril 2019, sous le nom d’Aisance aquatique. Sa mesure phare repose sur l’« apprentissage massé de la natation » : sur une à deux semaines, à raison d’une à deux séances quotidiennes, dès la maternelle. Les fameuses « classes bleues ».

Sur le plan technique, Serge Lucas, maître-­nageur sauveteur (MNS) de son état et président honoraire de l’Andiiss Bretagne, confirme qu’il s’agit « d’une très bonne idée. Depuis des années, nous faisons trop de saupoudrage avec ces cycles de sept à neuf séances sur trois ou quatre ans. Pour acquérir les fondamentaux, il faut répéter encore et toujours, sur un temps court ».

Le dispositif est d’ailleurs en place depuis plusieurs années dans quelques villes de Bretagne comme Saint-Malo, Saint-Brieuc ou Carhaix. « Et ça fonctionne très bien au niveau des apprentissages », reconnaît son homologue de l’Andiiss, Hervé Bellanger. « Cela nécessite toutefois une[…]

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