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Le foot féminin sort de l’ombre

Denis Cheminade • denischeminade@gmail.com
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Le foot féminin sort de l’ombre

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Pour de nombreux sports, l’existence d’un haut niveau féminin ne fait pas débat. Au football, l’histoire en a décidé autrement. Noël Le Graët veut changer la donne. C’est la face cachée de la Coupe du monde féminine de football.
Quand il est élu à la présidence de la Fédération française de football en 2011, Noël Le Graët a une conviction rapporte Brigitte Henriques, vice-présidente de la fédération : « l’évolution majeure qui puisse exister dans le football, c’est la place des femmes ». Ce père de trois filles, attaché à la place des femmes dans les entreprises et dans la société, n’hésite d’ailleurs pas à leur confier des postes importants au sein de la fédération : vice-présidente, secrétaire générale et directrice générale. Avant de lancer deux plans de féminisation et d’organiser la Coupe du monde féminine de football.
 

Nocif pour les femmes

 
Pour le football féminin, c’est un retour. En 1917, quand les hommes sont partis au front, les femmes investissent le football.
Les matchs suscitent un engouement phénoménal : 15 000 spectateurs assistent au premier France- Angleterre (1-1) en 1920 au stade Pershing dans le bois de Vincennes. Avec la démobilisation, le football féminin jugé « nocif pour les femmes », décline puis disparaît, avant d’être interdit sous le régime de Vichy. Il renaît dans les années 1960-1970 et le premier plan de développement du football féminin est l’oeuvre d’Aimé Jacquet qui relance l’équipe de France féminine.
Avec succès puisque la France terminera en 2011 4e de la Coupe du monde féminine en Allemagne. La fédération compte alors seulement 60 000 licenciées.
 

Le défi de la mixité

 
« Pour le premier plan de féminisation (2011), l’enjeu c’est celui de la présence des femmes, de multiplier le nombre de licenciées,
d’arbitres, de dirigeantes », rappelle Brigitte Henriques. Pari en cours d’être gagné avec 180 000 licenciées en 2019 et un objectif réévalué à 300 000 pour 2024 (cf. chiffres clés). « Mais cet enjeu ne peut être qu’une étape. Le vrai défi c’est celui de la mixité au sein des clubs où des hommes et des femmes travaillent en harmonie pour apporter des choses différentes. C’est un enjeu culturel de changement des comportements[…]

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