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Le financement mixte 

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1. Le naming 

 

L’opération de naming c??onsiste à donner à l’enceinte sportive le nom d’une marque ou d’une entreprise, moyennant participation financière de celle-ci. Cette pratique permet de réduire le coût de construction des infrastructures à la charge des contribuables, en associant un opérateur privé au financement. En parallèle, elle assure le développement de la notoriété de la marque de l’investisseur. 

 

Si cette pratique est courante dans certains États européens comme le Royaume-Uni(*), l’Allemagne(*), les Pays-Bas(*) ou encore outre-Atlantique, où 78 contrats de naming ont été comptabilisés en 2006 dans les cinq ligues majeures pour un montant total de 4 milliards de dollars, elle reste émergente en France. Plusieurs facteurs sont, selon le rapport « Arenas 2015 » remis en mars 2010(*), à l’origine de la faiblesse du recours à ce dispositif : la propriété des collectivités locales sur les infrastructures sportives, l’implantation des sièges sociaux des grandes entreprises en Île-de-France et, enfin, l’évolution culturelle que représente ce mode de financement, encore difficile à faire accepter. 

 

Le stade du Mans a récemment été baptisé du nom de la société MMA, moyennant le versement annuel pendant dix ans d’un million d’euros à la Ville du Mans, avec un apport initial de 3 millions d’euros.  

 

Les contrats de naming sont généralement des contrats de longue durée, conclus pour des durées comprises entre dix et trente ans. 

 

Comme le souligne le rapport Besson remis en novembre 2008 et relatif à la compétitivité des clubs de football professionnels français, « les clubs français sont fragilisés par la faiblesse de leurs actifs immobiliers (ils ne sont généralement pas propriétaires de leurs stades) et par la faible participation d’entreprises actionnaires à leur capital ». Dans ces conditions, le rapport entend « encourager le naming des stades, en dépit d’une tradition française contraire. L’octroi d’un nom de marque au stade permettrait de contribuer aux lourds investissements nécessaires pour moderniser les structures sportives ». 

 

Il est ainsi possible d’évaluer, en se basant notamment sur les expériences européennes, les gains possibles issus des contrats de naming susceptibles d’être mis en place en France autour de 10 à 15 millions d’euros par an à l’horizon 2012 (cf. le rapport Besson). Les projections effectuées estiment que le développement du naming permettrait de couvrir entre 20 et 25 % du coût financier des nouvelles enceintes à construire. 

 

À consulter Le rapport Besson remis en novembre 2008 relatif à la compétitivité des clubs de football professionnels français : http://www.jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_Besson.pdf 

 

Toutefois, force est de constater l’attachement du public au nom existant de certains stades, à l’instar de noms mythiques comme Geoffroy Guichard, l’Abbé Deschamps ou le Stade Vélodrome(*)

 

Le rapport de la « Commission Grands Stades Euro 2016 », présidée par Philippe Séguin, remis en novembre 2008 propose, pour sa part, de « renforcer de manière significative la déduction fiscale existant en matière d’impôt sur les sociétés de l’investissement en naming prévue sous certaines conditions par l’article 39-1-7 du Code général des impôts (déductibilité de l’assiette de l’impôt des investissements de sponsoring). 

Une telle orientation aurait pour avantage d’encourager les grandes entreprises françaises à franchir le pas du naming dans un contexte économique morose, et permettrait peut-être d’élargir son champ[…]

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