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Le centre aquatique de Lillebonne améliore sa qualité de l'air

David Picot • david1picot@yahoo.fr

Un temps de retour de 4 ans maximum
La technologie Terrao repose sur un procédé finalement simple, à savoir faire passer l'air dans l'eau. Et ce grâce à un échangeur spécifique, qui récupère l'énergie thermique de l'air et l'envoie directement dans l'eau. «Avec ce procédé », souligne Audrey Keunebrock, vice-présidente de Terraotherm, « l'air et l'eau n'échangent donc pas leurs calories à travers des plaquesmétalliques. En supprimant ces dernières, nous augmentons les performances d'échanges avec captage de l'énergie sensible de l'air - liée à sa température - et de l'énergie latente, celle associée à la condensation de l'humidité atmosphérique ». Les concepteurs œuvrent désormais à l'industrialisation du système. À terme, ils envisagent un retour sur investissement « sur quatre ans maximum ».

Le centre aquatique  de Lillebonne améliore  sa qualité de l'air

© Caux vallée de Seine

Fin 2015, le centre aquatique de la Presqu'île de Lillebonne (Seine-Maritime) a totalement repensé ses installations de chauffage mais aussi de traitement de l'eau et de l'air. Avec des bénéfices au niveau des charges d'exploitation mais aussi en termes de qualité de vie au travail de ses personnels. Explications.

Le centre aquatique intercommunal La Presqu'île de Lillebonne est géré par la communauté de communes Caux-Vallée-de-Seine. Il dispose d'un bassin à vagues (500 m2), d'un autre pour l'initiation (65 m2), d'un troisième équipé d'un toboggan géant (45 m2), d'une pataugeoire avec jeux et toboggan (40 m2). Mais aussi d'un espace de remise en forme, d'un sauna, d'un hammam, d'un solarium et de trois bains bouillonnants individuels. Dix-neuf personnes y travaillent et sa fréquentation maximum instantanée (FMI) s'élève à 520.

 

Contrat de performance énergétique

« Le complexe avait été construit en 1993 », précise Christian Lemaître, directeur des sports et des centres aquatiques, à la communauté de communes. «Notre système de chauffage et de traitement de l'air reposait sur des centrales de traitement de l'air (CTA) d'ancienne génération. Les pertes énergétiques devenaient relativement importantes ». Le nouveau système mis en place en 2015, dans le cadre d'un contrat de performance énergétique (CPE), repose sur un échangeur air-eau qui récupère l'énergie thermique de l'air et la transmet dans l'eau, sans passer par les fameuses plaques métalliques (lire l'encadré). Baptisé Terrao, ce procédé a été élaboré par la société Terraotherm, le groupe Dalkia se chargeant de l'installation et des opérations de suivi et de maintenance des systèmes.

 

Période de réglage

La collectivité a alors consenti un investissement de 600000 euros dans ce système dont le fonctionnement est couplé à deux pompes à chaleur. L'objectif était de « faire diminuer les consommations énergétiques à hauteur de 25 % », poursuit Christian Lemaître. Lequel, avec un peu de recul, concède « un bilan positif après une période de réglage un peu longue due au fait que nous étions le premier centre aquatique à expérimenter ce principe ».

 

Hygrométrie constante

Au-delà des charges d'exploitation, le procédé a également entraîné une amélioration de la qualité de l'air. Le taux de chloramine est désormais stable, à 0,3-0,4 mg/litre. Même constat pour l'hygrométrie elle aussi « devenue constante, aux alentours de 70 % », poursuit-il. «Elle ne fluctue plus comme auparavant, en fonction notamment de la météo qui pouvait entraîner des pointes à 78 %. Du coup, c'est un confort supplémentaire pour les usagers mais aussi et surtout pour les personnels qui y passent 8 à 10 heures par jour ». Auparavant, seule une poignée de serres et de musées, des structures également très pointilleuses en matière de qualité de l'air, avaient expérimenté ce procédé.

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