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La Via Vercors à vélo, à cheval, en poussette ou même en fauteuil

David Picot • david1picot@yahoo.fr

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2,4 M€ dont 500000 € d'autofinancement
Environ 2,4 millions d'euros ont été investis pour la création de la Via Vercors dont 1,9 million d'euros de subventions! Ce qui représente 80 % du total. La moitié de ces subsides provient de fonds européens et l'autre moitié de l'État et de la région (Rhône-Alpes à l'époque). La CCMV a financé à hauteur de 500000 euros.

La Via Vercors à vélo, à cheval, en poussette ou même en fauteuil

© david boudin

Lancée sous l'impulsion de la communauté de communes du Massif du Vercors pour privilégier les déplacements doux, la Via Vercors suscite des vocations sportives. Au point de devoir gérer des conflits d'usagesentre les nombreuses pratiques.

«Le but premier était de relier les villages par des voies non motorisées », explique Valériane -Jannet, directrice de Vercors Tourisme. À l'origine, en 2008, l'idée des élus était de créer une piste dédiée aux déplacements doux. Avec le temps et sous l'impulsion de fonds européens (lire encadré), particulièrement du programme opérationnel interrégional du massif alpin (POIA), le projet a pris de l'épaisseur. Si bien qu'aujourd'hui, la Via -Vercors compte 50 km de voies en site propre.

 

Nouvel itinéraire

Elle prend place sur « d'anciens chemins ruraux aménagés et restructurés entre 2012 et 2016, pour offrir aux randonneurs, sportifs et personnes à mobilité réduite, un nouvel itinéraire permettant de se déplacer de village en village », poursuit Thierry Lozé, technicien à la communauté de communes du Massif du Vercors (CCMV). Lequel insiste sur la mixité des déplacements: « à vélo, à cheval, en poussette, à pied ou même en fauteuil grâce à un revêtement roulant. L'enjeu est aussi de sensibiliser les habitants du Vercors à un nouveau mode de déplacement sans voiture et de proposer aux vacanciers un itinéraire de découverte ».

 

Sport santé

Environ 100000 personnes l'emprunteraient chaque année. Des touristes bien sûr mais aussi de nombreux sportifs locaux, entre la pratique libre des cyclistes, joggeurs et autres marcheurs. Mais pas seulement. L'équipement a aussi dynamisé les activités de sports-santé. «C'était vraiment un objectif », glisse Valériane Jannet. Et plus globalement celles des clubs sportifs locaux: que ce soit de marche nordique, de course à pied, etc., qui se l'approprient également pour l'entraînement. Ou pour de l'événementiel comme l'Euro-NordicWalk Vercors, l'Ultra-trail du Vercors ou la TransVercors en VTT. «Des prestataires d'activités sportives ou équipementiers ont ainsi vu le jour », reprend Thierry Lozé qui cite notamment «des prestataires et des moniteurs encadrants des randonnées VTT ou VAE ».

 

Conflits d'usage

« Nous n'avons pas de chiffres concernant les retombées économiques », souligne Valériane Jannet. «Pendant deux ans, nous avons surtout communiqué en local, persuadés que le site en lui-même ne suffisait pas pour déclencher des séjours de touristes. Nos premières études nous montrent que nous nous sommes trompés. Des étrangers se déplacent pour la Via Vercors. À l'avenir, nous allons davantage miser sur cet aspect ». La CCMV devra pour cela veiller aux risques de conflits d'usages «entre de nombreuses pratiques très différentes et dans un contexte notamment où le marché du vélo électrique grimpe en flèche », glisse le technicien. Désormais, «l'enjeu est de développer les activités hivernales », enchaîne -Valériane Jannet qui a déjà croisé des chiens de traîneaux sur la Via Vercors! Ce qui au passage, n'est pas forcément apprécié par le revêtement...

 

 

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