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La terre artificielle fait le break

Sylvie Roman • sylroman@yahoo.fr
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La terre artificielle fait le break

© Christophe Guibbaud / FFT

Pouvoir jouer par tous les temps, ou presque, ou seulement quelques heures après une forte pluie : c’est ce que permettent certains revêtements de courts de tennis. Gazon artificiel, résine, terre battue : plusieurs solutions permettent de répondre aux aléas météorologiques. Avec notamment un essor récent de la terre artificielle.

L’essor des terrains « tous temps » démarre au milieu des  années 1980. En effet, à l’instar du programme « 1 000 piscines » des années 1970, les pouvoirs publics, avec la Fédération française de tennis (FFT), lancent un  vaste programme de réalisation de courts de tennis, y compris dans les petites communes, afin de démocratiser et encourager la pratique. Il faut aller vite, et surtout, à coûts maîtrisés. Aussi le choix se porte principalement sur la réalisation de courts en béton poreux. Ce type de surface présente l’avantage d’être réalisé  relativement facilement par « toute » entreprise de travaux publics, à condition de respecter un certain nombre de normes (comme les pentes, la préparation du sol, l’épaisseur de béton, etc.). Le mouvement, qui s’étalera sur plusieurs années, est à l’époque si enthousiaste, que l’on compte aujourd’hui encore près de 14 000 courts en béton poreux, sur 31 662 terrains, soit 43 % !

 

Le béton poreux : un favori délaissé

Cette profusion, si elle a pu contribuer un temps à l’augmentation du  nombre de licenciés, s’est transformée au fil des ans en problème. En effet, vendus comme « des courts nécessitant peu ou pas d’entretien, la plupart ont été délaissés, et se sont rapidement dégradés », souligne Marie-Christine Peltre, présidente de la Ligue de Bretagne, et vice-présidente de la FFT. « Le béton poreux n’est pas un  matériau miraculeux, il se dégrade avec le temps, des mousses peuvent apparaître si l’entretien régulier n’a pas été fait correctement. On a noté d’autres types d’atteintes. La préparation du sous-sol est primordiale et doit être parfaitement réalisée, pour ne pas provoquer des fissures sur le sol », poursuit la présidente. Aujourd’hui, de nombreux courts sont par conséquent devenus injouables, quel que  soit le niveau des pratiquants, et sont totalement abandonnés. Autre problématique soulevée par la présidente de la Ligue de Bretagne, la qualité d’absorption et de jeux sur ces[…]

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