Nous suivre Acteurs du sport

abonné

L’esport, de moins en moins virtuel

David Picot • david1picot@yahoo.fr
Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

L’esport, de moins en moins virtuel

© Grand Poitiers communauté urbaine

Entre ironie et scepticisme… L’évocation d’une présence éventuelle – et vite balayée – de l’esport aux Jeux olympiques de Paris 2024 a semé doute et défiance parmi les acteurs du sport français. Comment appréhender cet écosystème qui rassemble certes deux millions de joueurs en France mais dont les codes sont éloignés des pratiquants habituels. Certains clubs et collectivités s’y mettent pourtant, que ce soit pour une stratégie de marque ou pour toucher les « Millenials ». Si pour l’instant cela coûte et rapporte peu, certains parient sur une structuration et même des droits TV.
L'esport a sauté aux yeux du grand public français, le 20 octobre 2016. Ce jour-là, dans les salons feutrés du Parc des Princes, le Paris Saint-Germain annonce la création de sa division esport et la nomination d’un directeur sportif dédié ! Par cet événement, le lien entre le sport « traditionnel » et l’esport était officiellement établi, dans l’Hexagone.
Un lien récemment renforcé à coups de dizaines d’articles de presse sur la possibilité pour l’esport de devenir discipline olympique (lire encadré). Une porte refermée début décembre 2018, par le Comité international olympique (CIO). Partagés entre ignorance, scepticisme ou défiance, de nombreux acteurs du sport institutionnel se refusent en effet à considérer l’esport comme un sport. À en croire Nicolas Besombes, docteur en sciences du sport et vice-président de France Esport, une association qui s’efforce de structurer et
de promouvoir la pratique à l’échelon national, « ces acteurs restent peu informés sur l’esport. Certains allant même imaginer
qu’il remplacera le sport ».
 
Esport et olympisme : un fantasme, pour le moment
Non, l’esport ne sera pas présent aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Alimenté ces derniers mois par de nombreux articles de presse, ce fantasme en restera un. Pour le moment en tout cas. Même si les représentants du Comité international olympique (CIO) réunis, début décembre à Lausanne (Suisse) ont admis que « le jeu électronique de compétition comportait une certaine activité physique pouvant être comparée à celle de sports plus traditionnels », ils ont précisé que « nombre de jeux ne sont pas compatibles avec les valeurs olympiques » (1). L’annonce n’a guère surpris Nicolas Besombes, vice-président de l’association France
Esport. « Pour être discipline olympique, il faut en plus appartenir à une fédération digne de ce nom, elle-même affiliée à un Comité national olympique. Ce qui n’est pas le cas de l’esport ». Des contacts sont toutefois noués avec le Comité olympique français. « Nous avons tous à apprendre de l’autre », enchaîne-t-il. « L’aspect très structuré et organisé du mouvement sportif peut être un modèle pour nous. Et de notre côté, nous pouvons apporter aux acteurs du sport, des éléments sur la transition numérique, sur l’engagement des fans, sur les stratégies pour attirer de nouveaux licenciés, etc. ».
(1) www.lequipe.fr, 8 décembre 2018.

Support électronique

Le terme esport (pour sport électronique, esport ou eSport)  vient justement d’intégrer le Petit Larousse illustré, version 2018. Il y est défini comme la « pratique du jeu vidéo multijoueur, notamment en réseau ; ensemble des compétitions dédiées à cette pratique ». Pour France Esport, il désigne « l’ensemble des pratiques permettant à des joueurs de confronter leur niveau par l’intermédiaire d’un support[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

Saint-Jean-Pied-de-Port a tout d’une grande

Saint-Jean-Pied-de-Port a tout d’une grande

Avec une population de 1 851 habitants et un environnement montagneux qui attire le regard, Saint-Jean-Pied-de-Port ressemble plus à un tranquille village qu’à une place forte du sport basque. Pourtant, qu’il[…]

19/07/2019 |
Le CTS doit constituer un contre-pouvoir

Le CTS doit constituer un contre-pouvoir

Interview Marina Honta " La position des dirigeants fédéraux est ambiguë "

Interview Marina Honta " La position des dirigeants fédéraux est ambiguë "

Conseillers techniques sportifs : la résistance d’une exception

Conseillers techniques sportifs : la résistance d’une exception

Plus d'articles