Nous suivre Acteurs du sport

abonné

L’athlétisme court après l’entretien des stades

Sylvie Roman • sylroman@yahoo.fr
Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

L’athlétisme court après l’entretien des stades

© ac photographies

Si l’on se contente des chiffres, l’athlétisme bénéficie d’une bonne couverture en équipements. Problème, l’essentiel des installations affiche trente à quarante ans de service, avec un niveau d’entretien courant rare. Aussi le nombre de stades en mauvais état ou hors homologation est majoritaire. Un vaste plan de la FFA tente de remédier à cela.

Le territoire français bénéficie globalement d’une bonne couverture de stades de plein air, avec environ 460 installations dites régionales, une centaine de niveau national et une quinzaine d’installations homologuées au niveau international. À cela s’ajoutent tous les stades – 2 300 environ – servant à des activités mixtes, non homologuées par la Fédération française d’athlétisme (FFA), mais permettant de se familiariser à l’athlétisme. Si, dans 95 % des cas, ces espaces sont partagés avec d’autres pratiques sportives, cette cohabitation « obligée » se passe plutôt de façon apaisée. À quelques exceptions près. « Nous devons parfois gérer une cohabitation avec des sports antinomiques. Le partage de l’espace est plus problématique avec le rugby. Et dans certains cas extrêmes, en particulier à haut niveau, les pistes d’athlétisme ont disparu ! », reconnaît Christian Charpentier, président de la commission des équipements sportifs de la FFA.
 

Déclassement

C’est le cas par exemple à Bayonne et à Dax où la piste a été supprimée pour agrandir et rapprocher les tribunes de la zone de jeu, mais aussi augmenter les espaces dédiés aux panneaux publicitaires.
Parfois sans aller jusqu’à cette solution, le maître d’ouvrage rabote la piste d’athlétisme, faisant passer les couloirs de huit à six, afin de gagner 3 mètres en profondeur. Ce rabotage permet par exemple de mettre en place des protections au niveau des zones d’en-but du
rugby. Une opération qui entraîne la rétrogradation vers un niveau régional ou départemental puisque pour un classement national, la FFA impose une piste de huit couloirs minimum et une piste de 400 mètres, et une piste de six couloirs minimum et 400 mètres pour
un classement régional.
« La situation est parfois compliquée, et nous devons alors négocier au cas par cas. En général, nous sommes confrontés à ce cas de figure lorsque le club de rugby[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

À Saint-Étienne, le stade Henri Lux s’offre une deuxième jeunesse

À Saint-Étienne, le stade Henri Lux s’offre une deuxième jeunesse

Il est moins connu que le chaudron des verts mais le stade Henri Lux construit en 1972 est un temple de l’athlétisme auquel il est entièrement consacré. Depuis fin 2018, c’est le premier stade de cette discipline[…]

22/10/2019 | Stade
Saint-Pierre-lès-Elbeuf, une nouvelle piste pour renouer avec la compétition

Saint-Pierre-lès-Elbeuf, une nouvelle piste pour renouer avec la compétition

Faute de pistes, le roller s’adapte

Faute de pistes, le roller s’adapte

Saint-Lunaire, de la terre battue à la terre artificielle

Saint-Lunaire, de la terre battue à la terre artificielle

Plus d'articles