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JO 2024 : la Seine-Saint-Denis veut faire fructifier l’héritage

La Seine-Saint-Denis et les JO en chiffres

- 80 % des sites olympiques sur son territoire.

- 67 millions d’euros d’investissements dans les équipements olympiques.

- Une délégation composée de 4 agents.

- Une quinzaine de directions impliquées.

- 5 nouvelles piscines.

- 20 actions et projets programmés.

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JO 2024 : la Seine-Saint-Denis veut faire fructifier l’héritage

© Département de la Seine-Saint-Denis - sylvain hitau

En 2024, le centre névralgique des Jeux olympiques ne se situera pas à Paris mais en Seine-Saint-Denis. Dans ce département qui bat des records en termes de déficit d’équipements sportifs ou de chômage des jeunes, le projet olympique a immédiatement suscité un vif intérêt. Et les idées ne manquent pas pour transformer le territoire au-delà de la seule dimension sportive.

Pas question de se limiter à un show planétaire audio-visuel. Si les jeux de 2024 doivent faire rayonner Paris et la France, le conseil départemental de Seine-Saint-Denis, qui sera le principal hôte de l’événement, veut qu’ils aient aussi un impact sur la vie quotidienne des habitants ainsi que sur l’image et le développement du territoire.

Délégation aux JO

Dès février 2016, une mission JO est créée au sein du département pour accompagner ce qui n’est alors qu’un comité de candidature, mais aussi pour défendre la Seine-Saint-Denis dans le projet. L’ensemble des directions départementales est mobilisé. La désignation officielle de Paris pour l’accueil des Jeux en septembre 2017 va faire basculer le conseil départe- mental dans une nouvelle organisation. Une délégation aux JO, composée de quatre personnes et rattachée à la direction générale des services, est mise sur pied. Son rôle consiste à donner l’impulsion et à coordonner l’action de l’ensemble des directions du conseil. Car dans chacune existe également un référent JO qui porte les politiques publiques de son secteur et anime des équipes spécifiques. Et chaque semaine, tous les référents se réunissent. Leur but ? Faire des JO 2024 un accélérateur de changement et construire un héritage.

Cinq nouvelles piscines

Pour les responsables départementaux, la construction de l’héritage doit démarrer immédiatement pour que l’effet positif des Jeux puisse se démultiplier. Les bénéfices recherchés sont à la fois matériels et immatériels. Le matériel, ce sont les investissements qui vont profiter au territoire, comme les cinq nouvelles piscines qui favoriseront l’apprentissage de la natation alors que la moitié des jeunes en 6e ne sait pas nager. En termes d’équipements toujours, de nombreux projets existent pour développer la pratique libre dans les parcs départementaux. L’héritage matériel, ce sont encore les infrastructures routières, de transport, les villages des athlètes et des médias, qui deviendront des logements.

Parcours de formation

Mais dans un département où le taux de chômage atteint les 19 %, le conseil départemental veut aussi un impact sur l’emploi. Dans le cadre des marchés liés aux Jeux, des opportunités importantes verront le jour. Le département veut que les personnes éloignées de l’emploi ou les entreprises de l’économie sociale et solidaire y aient accès. Il va par conséquent développer des dispositifs pour faire le lien et travailler très en amont à la formation et au recrutement des bénévoles qui participeront à l’organisation des Jeux. Car le territoire ne manque pas d’atouts, à commencer par les compétences en langues étrangères pour accueillir des visiteurs du monde entier. Il s’agit d’inscrire le bénévolat dans un parcours de formation ou de requalification. Dès que le Cojo (comité d’organisation des Jeux) aura lancé son programme de recrutement et de formation des 80 000 bénévoles, la Seine-Saint-Denis se positionnera pour que ses habitants soient les premiers à bénéficier de la dynamique. Il mise pour cela sur la place qui est désormais la sienne au sein du Cojo. Car si au départ de l’aventure Paris 2024, la Seine-Saint-Denis ne faisait pas partie des membres fondateurs du comité de candidature, sa mobilisation jusqu’à l’obtention des Jeux lui a permis de gagner une place pleine et entière autour de la table.

Fabrique des Jeux

Pour mobiliser les acteurs associatifs et institutionnels (CCI, Cdos 93…), le département a également lancé en juin 2018 la « Fabrique des Jeux ». C’est, par exemple, à travers l’un de ses ateliers dédiés aux maires que les communes qui ne sont pas concernées par les sites olympiques pourront s’impliquer dans l’événementiel ou le développement de la pratique sportive. Si les Jeux vont se dérouler sur la partie ouest du territoire, ils doivent rayonner partout. Compétence départementale oblige, des projets pédagogiques dans les collèges sont en cours, pour développer des liens avec des collèges de Paris mais également à l’international. Au total, le plan de mobilisation de la Seine-Saint-Denis, lancé en juillet 2018 pour rendre concret l’héritage des Jeux, porte sur vingt actions.

Jaune budgétaire

Côté budget, le département versera 67 millions d’euros sur cinq ans à la Solideo (Société de livraison des équipements olympiques) dans le cadre du financement des ouvrages olympiques. Chaque direction prendra en charge ses propres actions.

Parallèlement, le département travaille à l’élaboration, début 2019, d’un « jaune budgétaire » pour consolider l’ensemble des dépenses fléchées « JO ». Parmi les prochaines étapes attendues, notons l’organisation du « mois olympique » en juin 2019, qui verra l’organisation de manifestations sportives dans les parcs et piscines départementaux, ou encore, en 2020, une opération autour des Jeux de Tokyo qui servira de préfiguration à la fan zone prévue à Marville en 2024. Pour la Seine-Saint- Denis, les dés sont lancés… mais les Jeux ne sont pas encore faits.

 

 

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