Nous suivre Acteurs du sport

abonné

Hybride, naturelle ou synthétique, quelle pelouse pour quelle utilisation?

Sylvie Roman • sylroman@yahoo.fr
Hybride, naturelle ou synthétique, quelle pelouse pour quelle utilisation?

© Yuriy Chertok - adobestock

Hybrides ou synthétiques, les pelouses sont montées en gamme et séduisent les clubs et les municipalités. Mais elles ne sont pas sans entretien et nécessitent parfois des compétences que la collectivité n'a pas forcément en interne. Au final, le naturel n'a pas dit son dernier mot et le choix dépend beaucoup des situations locales.

En 2016, la Ligue de football professionnel (LFP) décidait l'interdiction des pelouses synthétiques pour la Ligue 1 (L1) et la Ligue 2 (L2) dès la saison 2017-2018. Cette décision, si elle exclut de fait le terrain synthétique du circuit professionnel (un cas unique en Europe), ne devrait cependant pas avoir d'incidences sur le choix des collectivités concernant leurs surfaces de jeu, pour les tournois régionaux ou départementaux, et toutes les autres utilisations.

Le synthétique représente aujourd'hui 70 % des surfaces installées, malgré un prix largement supérieur au revêtement naturel ou à l'hybride: une moyenne de 200000 euros pour un revêtement 100 % naturel, 400000 euros pour un hybride, et 600000 euros pour un synthétique.

 

Contrat d'entretien

Pour François Brouillet, président d'Hydra Parts, « une majorité d'utilisateurs pense qu'un terrain synthétique nécessite un entretien réduit. Mais c'est faux ». Outre le désherbant, les produits contre la mousse à passer deux fois par an, tous les quinze jours il faut décompacter les couches de souplesse, relever les fils, et aspirer les feuilles et les granulats, désinfecter... Soit un contrat d'entretien de 6 à 7000 euros par an. «Si ce n'est pas fait correctement, le terrain devra être changé au bout de cinq ans au lieu des dix annoncés. Et cela reviendra beaucoup plus cher qu'un naturel ». Autre contrainte, le recyclage des matériaux synthétiques lors du remplacement ou du changement de surface (à la charge du maître d'ouvrage), l'importante empreinte environnementale et une surface de jeu « chaude ».

 

Sans limite

Du point de vue de la qualité et du confort de jeu, de nouvelles surfaces constituées de fibres retenant l'eau, ce qui permet un bon amorti des chocs (Tarkett Sports, ex-Desso), ont fait leur apparition. Par ailleurs, les matériaux sont aussi testés pour éviter les risques de brûlures lors des chutes. Un substrat installé en sous-couche permet le drainage du stade et l'absorption des chocs afin de ménager les articulations des joueurs. Avec le synthétique, exit aussi les terrains boueux qui, en hiver, provoquent des chutes ou[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

À Mandelieu-la Napoule, le fitness en libre accès attire de nouveaux publics

À Mandelieu-la Napoule, le fitness en libre accès attire de nouveaux publics

La commune de Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes,a installé une station de fitness et musculation au cœur d'un complexe multisport. Un équipement intégré dans un projet global de sports pour[…]

Le fitness prend son envol en plein air

Le fitness prend son envol en plein air

Interview de David Lazarus

Interview de David Lazarus

Interview de Dominique de Legge

Interview de Dominique de Legge

Plus d'articles