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FFEPGV, le sport sur mesure

Denis Cheminade • denischeminade@gmail.com

Chiffres clés
• 540000 licenciés dont 94 % de femmes. • 6500 clubs, 100 comités territoriaux. • 7400 animateurs diplômés (6700 professionnels, 700 bénévoles). • 50000 bénévoles dont 25000 dirigeants. • 1,5 million de séances annuelles. • 5,2 millions d'heures annuelles de bénévolat. • 29 cadres techniques régionaux. • 300 emplois permanents induits. • Plus de 20000 jours de formation. • 22 millions d'euros bruts de prestations animateurs. • 11 millions annuels de budget. • 95 %: part des recettes issues des cotisations des membres. • 21 euros: coût de la licence annuelle. FFEPGV, 46-48 rue de Lagny, 93100 Montreuil-sous-Bois, O1 41 72 26 00, www.sport-sante.fr

Un dispositif spécifique pour les actions sociales
Pour la Fédération française de gymnastique volontaire, le bien-être ne se limite pas au bien-être physique. Il dépend aussi du sens social de ses activités. À la FFEPGV, le lien social s'entend au sens large: • l'échange avec les animateurs et les autres participants; • l'engagement associatif au sein du club; • l'effort en commun, la volonté d'apprendre, de comprendre, de partager; • la possibilité de pratiquer des activités en groupe dans des zones reculées ou défavorisées; • la création de liens et de solidarités avec des individus se trouvant dans une situation difficile. La fédération et ses membres mènent de nombreuses actions sociales: encourager les projets susceptibles de créer de l'emploi, lutter contre l'exclusion, développer des activités dans des zones où l'offre d'activité se raréfie, participer à l'amélioration de la vie de personnes souffrant de maladies et soutenir les personnes en difficulté. Pour cela, la FFEPGV a créé en son sein, en complément de sa direction technique, une direction de la vie associative et juridique. Ces deux directions ont pour mission de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour permettre aux clubs et aux équipes de proximité d'assurer les missions sociales de la fédération et de répondre non seulement aux besoins des personnes mais aussi aux besoins d'animation des territoires.

Première fédération multisport et affinitaire et cinquième fédération française avec 540000 adhérents, la Fédération française d'éducation physique et de gymnastique volontaire est une vieille dame discrète. Mais qui se porte bien. Elle développe depuis plus de 120 ans le concept de sport santé tellement à la mode aujourd'hui.

Comment peut-on concilier discrétion et réussite? Quelle peut être la spécificité de la Fédération française d'éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) pour qu'elle attire ainsi les foules? Pas le nom « gymnastique volontaire » que ses adhérents eux-mêmes peinent à définir simplement. Pas la palette des sports offerts non plus.

 

L'individu, ses besoins, ses désirs

Pour la FFEPGV, l'essentiel n'est pas dans les activités sportives pratiquées mais dans la démarche: « le mariage de ces deux notions - éducation physique et gymnastique volontaire - a pour fruit la pratique d'un sport sur-mesure », affirme la doctrine fédérale. Et de fait, confirme Nicolas Muller le directeur technique national, « la fédération est centrée sur l'individu, ses besoins et ses désirs ». Une priorité qui a conduit naturellement la FFEPGV à placer, dès les années 1990, l'ensemble de ses activités sous la bannière du sport santé. « À l'époque, nous n'étions pas entendus », se rappelle -Françoise -Sauvageot, présidente de la fédération. « Si aujourd'hui les bienfaits du sport sur la santé sont reconnus, dans les années 1990, le sport santé était réduit au sport pour les malades ».

 

Détente et bien-être

Or, le sport santé ne se limite pas au sport thérapeutique, au corps machine. « Si la pratique de la gymnastique volontaire doit viser à développer les capacités physiques, il est essentiel qu'elle permette aussi d'améliorer l'estime de soi et procure détente et sentiment de bien-être. Au-delà, nous sommes également profondément attachés à la dimension associative, à la convivialité et à la création du lien social. Dans de nombreuses communes rurales, dans les quartiers, la séance est une occasion de rompre l'isolement, d'échanger, d'élargir le cercle de ses relations. Ces liens retentissent sur la vie du territoire. Nos clubs contribuent ainsi à l'animation territoriale ». Ceci explique que la fédération attache une grande importance à l'accessibilité financière. Avec une licence à 21 euros, des cotisations annuelles entre 50 et 150 euros et le nombre de séances hebdomadaires, les clubs permettent à ceux qui ne peuvent pas s'offrir les salles de remise en forme de trouver une activité diversifiée, plaisante et encadrée par des professionnels à des tarifs à leur portée.

 

La qualité d'abord

Après s'être essayée à la diversification des activités au risque de devenir une fédération multisport comme les autres, le plan stratégique fédéral 2017 a recentré l'action de la fédération autour de son cœur de métier, « la séance de gymnastique volontaire ». En misant sur la qualité, « une fois formés, au bout de trois années, les animateurs ont épuisé leur capital pédagogique. Nous devons les aider à renouveler, enrichir leur offre d'activité, les armer pour qu'ils puissent répondre aux évolutions des goûts de nos publics », explique Nicolas Muller. Une grande partie de l'activité fédérale est consacrée à la qualité des séances. Qu'il s'agisse de la formation initiale ou de la formation continue, « nous sommes extrêmement attentifs à la qualité de nos formateurs qui sont accompagnés, suivis et régulièrement évalués », ajoute le DTN. La fédération a également mis en place un observatoire des pratiques chargé d'un travail de veille des évolutions et de repérage des initiatives innovantes.

 

Manque de locaux

Présente sur tout le territoire national, la FFEPGV est particulièrement implantée en milieu rural. Elle y rencontre principalement deux difficultés, le vieillissement et le non--remplacement des équipes dirigeantes, et la faiblesse de l'accompagnement des autorités locales, notamment en matière de locaux permettant de garantir la qualité d'accueil attendue par les pratiquants et pratiquantes. « Au moment où le sport santé devient un marché et où les initiatives privées se multiplient, les collectivités devraient être particulièrement attentives à la plus-value apportée par les activités de nos associations et de nos animateurs fédérés », poursuit le DTN qui revient un peu désabusé d'un des nombreux forums associatifs de rentrée. Un constat en forme de demande et de conseil que de nombreuses collectivités soucieuses de la qualité et de la pérennité des activités sport santé offertes à leur population devraient entendre pour leur plus grand bénéfice.

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