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DTN adjoint

Jean-Louis Gouju, gouju@u-pec.fr

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Questions à Pascal Petrini, directeur technique national adjoint de la Fédération française sports pour tous

Comment ressentez-vous les évolutions de la demande en termes d'activité physique?

Nous interrogeons les activités au travers de la manière dont les personnes deviennent et restent des pratiquants. Nous distinguons trois cas:

- l'accès se fait de manière autonome, souvent avec l'entourage proche, directement dans les clubs affiliés;

- la pratique est prescrite pour des raisons de santé ou organisée par des tiers dans un objectif d'intégration sociale ou professionnelle au travers d'un stage ou d'un programme avec l'intention de faire que les personnes concernées deviennent des sportifs réguliers;

- les individus pratiquent seuls ou en groupes auto-organisés en dehors de toute structure et s'appuient sur des conseils puisés dans les revues spécialisées ou les sites numériques. L'activité physique et sportive (APS) s'intègre dans le quotidien familial et professionnel et ces personnes ne semblent pas se tourner vers les associations ou en sont « clientes » en parallèle.

 

Comment cela se traduit-il dans les pratiques?

Les dernières années ont vu le développement des activités intenses orientées vers le renforcement de la condition physique et parfois influencées par la mode, et, à l'inverse, des activités où la recherche de l'équilibre et de l'harmonie interne prévaut. On retrouve ici des activités d'origine extrême--orientales notamment ainsi que celles s'intéressant au travail des muscles profonds. Dans tous les cas, l'offre de pratiques de proximité semble être un atout important car elle permet d'intégrer plus facilement le sport dans le quotidien. Malheureusement, nous constatons également que l'accès à la pratique est toujours difficile pour certains publics.

 

Ces évolutions provoquent-elles des besoins nouveaux en termes de métiers ou de compétences?

Si la formation continue se doit d'être réactive, aujourd'hui la difficulté est d'imaginer la formation préparant à un métier qui n'existe pas encore ou qui va changer demain. Nos réflexions visent à permettre aux futurs animateurs d'appréhender le contexte dans lequel ils vont intervenir pour être capable d'utiliser les APS dans des dimensions très diverses. Ils devront notamment être en mesure de trier, d'expliquer et de traduire en actions les connaissances aujourd'hui accessibles instantanément par voie numérique. Ils doivent être préparés à partager les connaissances, à s'enrichir de leurs pratiquants et à être des passeurs de passions plutôt que des guides. Concernant les dirigeants, il nous faut les accompagner dans les domaines de la gestion des ressources humaines et de l'innovation économique et sociale.

Ces exigences peuvent-elles être satisfaites par des formations initiales ou continues?

Les diplômes actuels, dans leur diversité et leur complémentarité, permettent de répondre aux besoins et nous nous attachons à renouveler les modalités d'organisation des formations et à favoriser l'acquisition de compétences par l'expérience et le partage en particulier avec des acteurs d'autres champs que le sport. C'est le parcours de l'individu en devenir que nous souhaitons accompagner afin qu'il puisse interagir avec son environnement. Les diplômes peuvent devenir des balises du parcours autant que des objectifs à atteindre.

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