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Dans les banlieues, le sport à la traîne

David Picot • david1picot@yahoo.fr
Dans les banlieues, le sport à la traîne

© WUTTICHAI - adobestock

Moins d'offres, moins d'équipements, moins de pratiquants et des difficultés accrues... L'état des lieux en matière de sport au sein des quartiers prioritaires de la ville est aussi sombre que bien connu. La signature récente d'une convention entre le ministère des Sports et celui de la Cohésion sociale pour développer l'offre sportive et l'insertion par le sport dans les quartiers annonce-t-elle enfin une prise de conscience? Il faudra pour cela en finir avec le saupoudrage et les effets d'annonce.

Les rapports se succèdent mais les constats et autres états des lieux ne prennent pas une ride, malgré le temps qui passe. L'enquête « Le sport en banlieue » réalisée en mars 2012 auprès de vingt-neuf maires, sous l'égide de l'Association des maires Ville & banlieue (AMVB) en est une parfaite illustration. «Le sport partage les ambitions de la politique de la ville: inclusion sociale des plus défavorisés, mixité sociale et de genre, apprentissage de la citoyenneté », rapportaient les élus, à l'unisson, entre l'expression de leurs attentes et celle de leurs inquiétudes aussi. Celles-ci concernaient par exemple la place du sport dans les politiques éducatives, le financement des politiques sportives locales ou encore les inégalités de genre en termes d'accès aux pratiques.

 

Une succession de « moins »

« À l'époque, les constats commençaient déjà à dater mais rien n'a vraiment changé », tempête Gilles Leproust, maire -d'Allonnes (Sarthe) et secrétaire général de l'AMVB. L'état des lieux de la situation du sport au sein des quartiers prioritaires de la ville (QPV) reste désespérément une succession de « moins »... Moins de pratiquants, moins d'équipements, moins de diversité en matière d'équipements, moins de mixité et de diversité des pratiques, moins de clubs... À l'échelle du pays, 3,8 % des licences sont localisées dans un quartier prioritaire alors que les 4,8 millions d'habitants de ces territoires représentent 8 % de la population. Leurs habitants pratiquent donc moins souvent un sport en club ou en association. Déjà importante chez les garçons avec 60,1 % de pratiquants dans les quartiers prioritaires contre 71,4 % dans un quartier non prioritaire, la différence devient abyssale chez les filles: 44,2 % contre 63,4 %!

 

Le foot d'abord

Une surreprésentation de certaines disciplines comme le footballqui accueille un licencié sur trois contre 15,5 % au niveau national, est aussi constatée. Cette affluence s'opère au détriment d'autres disciplines comme le tennis (3,5 % des licences délivrées en quartiers prioritaires,[…]

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