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Dans le secteur sportif, le temps partiel est souvent un choix et correspond à un besoin

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Interview

Romain Vieville, président de l’Observatoire des métiers du sport,

et

Mohamad Ajouz, vice-président

Quels étaient les objectifs de l’étude sur l’emploi annexe dans les entreprises de la branche sport ?

L’étude (1) a vocation à mieux identifier les différentes situations d’emploi et trajectoires professionnelles, à analyser les situations d’emploi partiel, à appréhender les voies de stabilisation et de sécurisation de l’emploi, et à constituer un outil d’aide à l’identifi cation des compétences à développer par la formation professionnelle continue.
Elle démontre notamment que le temps partiel n’est le plus souvent pas subi puisque seulement un tiers des salariés concernés souhaiteraient exercer leurs missions au travers d’un emploi principal. Il s’agit alors souvent d’un complément (aux études, à un autre emploi…). 95 % des salariés à temps partiel sont d’ailleurs satisfaits de leur emploi.
 

Le temps partiel reste-t-il donc important ?

C’est une des composantes de l’emploi dans notre domaine. Une part des structures associatives de la branche peuvent tées par des bénévoles, mais aussi par des personnes comme d’anciens pratiquants qui exercent le soir ou le weekend en complément d’un emploi qu’ils occupent au sein d’un secteur économique tout autre. Le temps partiel estdonc une réalité du secteur. Néanmoins, nous devons développer les possibilités, encourager les acteurs, améliorer l’attractivité de nos métiers et de nos emplois. Cette étude confi rme notamment la difficulté de la carrière au-delà de 40 ans. Le travail reste souvent physiquement intense, sur des périodes et des temps non traditionnels (soirs, vacances, week-ends).

 

Identifiez-vous un besoin important en termes de formation ?

85 % des salariés (quelle que soit leur durée de travail) souhaitent en effet acquérir de nouvelles compétences. La formation continue doit permettre d’accroître la polyvalence des salariés de la avoir des besoins de compétences assez précis sur seulement quelques heures. Ces compétences sont parfois apporbranche et ainsi favoriser la professionnalisation des structures. Nous nous y attachons à travers la mise en oeuvre, au sein de la Commission paritaire nationale emploi et formation (CPNEF) de la branche, d’une politique de financement des dispositifs de formation ambitieuse et adaptée. La politique proactive de la branche en matière de création de certificat de qualification professionnelle (près de 35 CQP et 40 000 certifiés) constitue une des réponses permettant de développer les compétences des personnes ayant la volonté de travailler quelques heures par semaine dans une structure sportive. L’étude nous a d’ailleurs permis de parfaire notre catalogue (formations clés en main pour les salariés de la branche et spécifi ques à notre secteur) et, plus globalement, d’ajuster la politique de financement de la formation professionnelle continue et les dispositifs conventionnels de formation.

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