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Centres aquatiques : les leçons de la crise

David Picot • david1picot@yahoo.fr
Centres aquatiques : les leçons de la crise

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Une année 2020 à moins 60 % de chiffre d’affaires et aucune visibilité pour 2021 ! Les gestionnaires des centres aquatiques français naviguent entre incertitudes et inquiétudes majeures. Dans ce secteur d’activité structurellement déficitaire, la crise a profondément bouleversé l’économie des contrats de délégation de service public. Sur fond de discussions juridiques entre délégataires et collectivités propriétaires des équipements, les acteurs en appellent à l’État.

Comme des vaisseaux fantômes, à contre-courant… Pour les 4 100 centres aquatiques français, les conséquences socio-économiques de la crise sanitaire apparaissent encore difficilement mesurables. Mais à l’orée de 2021, quelques chiffres procurent déjà une forme de vertige des profondeurs… D’après une étude de l’Association nationale des élus en charge du sport (Andes), réalisée auprès d’une cinquantaine de collectivités, les pertes d’exploitation des centres aquatiques ont été évaluées entre 10 000 euros et… 450 000 euros, selon la taille des complexes, pour la période de fermeture liée au premier confinement.

Au début de l’été, la reprise n’a pas vraiment eu lieu, en raison d’un protocole sanitaire strict qui a fortement limité la fréquentation maximale instantanée (FMI) des établissements. Résultat : plus de trois quarts des équipements ont enregistré une fréquentation inférieure de 50  % à celle habituellement recensée sur la période estivale.

En septembre, les sourires étaient de retour. « La reprise fut bonne puisque les inscriptions étaient au rendez-vous », se souvient Stéphane Chatenet, qui gère la piscine de la Conterie, à Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), établissement porté par un syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu).

Du côté des délégataires de service public (DSP), même son de cloche : « Écoles de natation comme abonnements adultes, les nageurs étaient là », exprime Gilles Sergent, président de Récréa, délégataire qui compte cent équipements sous contrat, dont quatre-vingt-quatre centres aquatiques. « Nous affichions même une progression par rapport à 2019. Nous pensions avoir fait le plus dur… ».

Jusqu’au coup de massue de la fin octobre avec l’annonce d’un reconfinement et d’une fermeture partielle. Les piscines étant alors réservées aux seuls publics ciblés par décret, tels que les scolaires, les personnes en situation de handicap, les sportifs de haut niveau….

Finances des piscines : des déficits abyssaux

Résultat : « un choc titanesque et une situation financière catastrophique », soupire Stéphane Chatenet, également président région Bretagne de l’Association nationale des directeurs et des intervenants d’installations et des services des sports (Andiiss).

« Catastrophique », en premier pour les collectivités qui, comme[…]

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