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Centres aquatiques, la délégation va-t-elle s'imposer ?

Centres aquatiques, la délégation va-t-elle s'imposer ?

© Vert Marine

L'exploitation d'une piscine publique fait partie des missions de service public. Pendant longtemps, la question du mode de gestion s'est très peu posée, la régie s'imposant naturellement. Ces vingt dernières années, le développement des centres aquatiques et de leurs vocations multiples au croisement des secteurs public et marchand a favorisé l'émergence de la délégation de service public, un mode de gestion retenu pour 30 % des équipements mis en service depuis 2005. Une solution qui permet de nouvelles recettes mais peut poser des problèmes en matière de ressources humaines ou de pilotage du contrat.

À la fois emblématique et structurant, un centre aquatique constitue un équipement très engageant pour une collectivité. Au-delà du coût d'investissement et des frais de fonctionnement quotidiens, une telle infrastructure embarque la commune ou l'EPCI, sur le très long terme. Si bien que parfois, entre un contexte tendu pour les collectivités et des charges qui tendent à augmenter à mesure que l'équipement prend de l'âge, certains élus en viennent à siffler la fin de la partie.

 

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Ce fut encore le cas récemment à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), en début d'année 2018. Vieille de trente-deux ans, la piscine municipale était la seule de la communauté de communes de Moyenne Vilaine et Semnon. « Financièrement, nous n'y arrivions plus », regrette André Tournedouet, adjoint aux sports, qui évoquait un déficit annuel de 300000 euros. Deux fois plus qu'en 2002... D'après la Fédération française de natation (FFN), il y aurait ainsi en France 600 piscines à bout de souffle, nées du fameux plan des 1000 piscines de la première moitié des années 1970. « Elles ne sont plus à la page depuis longtemps », glisse Serge Lucas, référent de l'Association nationale des directeurs d'installations et des services des sports (ANDIISS) en Bretagne.

« L'avenir est aux équipements ambitieux susceptibles d'accueillir en simultanée différentes activités entre les scolaires, le grand public, les clubs sportifs, la remise en forme-bien-être, etc.C'est la meilleure façon pour rentabiliser au mieux chaque mètre carré.»

Absence de services adaptés

L'avenir est déjà là puisque ces équipements orientés vers le sport-loisirs se multiplient en France depuis le début des années 2000. Et leur développement semble également avoir rebattu les cartes en matière de mode de gestion. Quasi inexistante avant 1985, la délégation de service public (DSP) est en effet retenue pour 30 % des ensembles aquatiques mis en service depuis 2005, même si à l'échelle nationale elle demeure minoritaire. La régie concerne encore 85 % des piscines des collectivités territoriales et de leurs groupements. D'une manière générale, « sur des équipements aquatiques développés pour des missions de services[…]

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