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Caen joue la carte « réseaux »

David Picot • david1picot@yahoo.fr

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Caen joue la carte « réseaux »

© Ville de Caen

À Caen, les acteurs se sont lancés en s’appuyant sur une base de médecins préalablement formés. Et après avoir consolidé les liens entre les deux milieux : le sport et la santé.

« Nous avons lancé notre dispositif de sport-santé sur ordonnance en septembre 2017 », souligne Gérard Hurelle, adjoint au maire de Caen, dans le Calvados, en charge des solidarités, du lien intergénérationnel, de la santé et du handicap. Un timing qui, contrairement aux apparences, n’est pas lié à la publication du décret de fin 2016. « Nous avons commencé à travailler sur ce sujet, en amont ».

 

Former les médecins

Tout a commencé par un rapprochement avec le CHU de la ville pour former des médecins à la prescription. « Car sans eux, il n’y a pas de dispositif », complète Jean-François Salomon, le directeur des sports. « Ensuite », poursuit-il, « nous nous sommes penchés sur les différents réseaux : les professionnels de santé d’un côté (Union régionale des médecins libéraux (URML), Conseil de l’Ordre des médecins, établissement public de santé mentale, agence régionale de santé (ARS), CPAM…) et les sportifs (Staps, Cros…) de l’autre. L’enjeu était qu’ils se connaissent, se rapprochent et puissent travailler ensemble. Tout cela a pris du temps ».

 

17 associations pour accueillir les bénéficiaires en fin de dispositif

Au dernier bilan, plus d’un an après le lancement du dispositif, 92 médecins (56 généralistes et 36 spécialistes) étaient en mesure d’apposer leur signature au bas de la feuille de soins. L’initiative comprend 146 patients bénéficiaires. Ils souffrent d’un diabète de type 2, d’une affection de l’appareil locomoteur, d’une dépression, d’obésité infantile ou de troubles psychotiques. Ces patients sont inclus dans un parcours qui comprend 30 séances d’activité physique adaptée, à raison de deux par semaine. Elles sont encadrées par 12 éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives (8 éducateurs de la ville et 4 maîtres-nageurs de la communauté urbaine).
De la même façon, 17 associations sportives caennaises figurent dans le réseau pour accueillir les bénéficiaires en fin de dispositif. « Dès la 20e séance d’APA, nous commençons à préparer les patients à l’après. Le défi étant qu’ils poursuivent une activité de sport-santé dans une structure associative », explique Jean-François Salomon.

 

Le sport-santé sur ordonnance aussi pour les agents

« À terme, nous envisageons d’inclure environ 300 bénéficiaires par an dans le dispositif », reprend-il. Quant au budget annuel, il s’établit à 200 000 euros. « Il est supporté par la ville ». Depuis quelques mois, l’ARS est également dans la boucle, à travers une convention pluriannuelle et à hauteur de 20 000 euros par an. En ce début 2019, les acteurs caennais travaillent également à la mise en place d’un dispositif de sport-santé sur ordonnance à destination des agents de la collectivité. Il viserait par exemple des « personnes qui figurent dans un dispositif de reclassement, en raison d’inaptitudes physiques, mentales ou autre », confirme le directeur des sports. « L’objectif étant qu’ils puissent se remettre en mouvement et de favoriser ainsi un retour à l’emploi ».

 

Un dispositif élargi à la CU ?
Activités nautiques, la gymnastique douce, arts martiaux (taïso), tennis de table, l’escrime, la randonnée et même de la trottinette… une dizaine d’activités sportives adaptées sont proposées au sein du dispositif caennais. Actuellement centré sur  la ville, celui-ci pourrait être élargi à l’échelle de la communauté urbaine de Caen la Mer. « C’est en effet à l’étude », Caen la Mer. « C’est en effet à l’étude », conclut Jean-François Salomon.

 

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