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Bègles : des ETAPS terrestres et aquatiques

Jean-Louis Gouju • gouju@cafemas.fr

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Interview de Philippe Thourel (p.thourel@mairie-begles.fr)

Vos ETAPS interviennent à la fois en piscine et sur les activités « terrestres ». D'où cela vient-il ?

Le service des sports comprend quarante-cinq agents répartis sur trois filières : sportive, technique et administrative. La proximité avec Bordeaux, les relations qu'ont toujours eues ces deux communes et la renommée des clubs résidants (UBB rugby, UMB-B handball, CAB gymnastique, etc.) font de Bègles une commune atypique. Dans les années 1980, la ville a noué un partenariat solide avec les écoles du territoire qui s'est matérialisé par la possibilité pour les « éducateurs de la ville » d'intervenir sur l'éducation physique et sportive. En 1996, la piscine de Bègles a dû fermer. Elle a rouvert en 2006. Le service des sports comptait alors trois ETAPS. Nous avons évalué les besoins et donc recruté dix ETAPS tous titulaires du BEESAN mais polyvalents dans leurs interventions.

Quels sont les intérêts d'un tel choix ?

Si l'objectif principal est la qualité de service rendu aux usagers, la polyvalence permet d'entretenir la motivation des agents en diversifiant les activités et en les répartissant de façon équitable. Sur une année, chaque ETAPS effectue un tiers de son temps de travail en surveillance, un tiers en face-à-face pédagogique et un tiers en réalisation de projets. In fine, cette polyvalence peut induire plus de liberté d'action et d'épanouissement individuel. Elle permet aussi de moins impacter les temps de week-end et soirées. À dix, les ETAPS travaillent en moyenne un week-end sur cinq et une soirée par semaine.

 

Et les limites ?

D'abord la qualification obligatoire pour surveiller les activités aquatiques. Cette limite est aujourd'hui renforcée par le décret n° 2012-1146 du 11 octobre 2012 qui modifie les dispositions relatives au cadre d'emplois des ETAPS dans les piscines des collectivités territoriales qui a une incidence sur l'animation des activités aquatiques. Ensuite, cette organisation nécessite une coordination importante et constante. Enfin, il faut prendre en compte le besoin de stabilité des agents. Dans un premier temps, nous avions mis en œuvre des emplois du temps qui variaient d'une semaine sur l'autre. Aujourd'hui, ils fonctionnent sur des cycles de six semaines de vacances à vacances, l'équité s'établissant sur l'année scolaire.

 

Cela influe-t-il sur les compétences requises pour les personnels ?

Clairement oui. Le recrutement se fait sur la base d'une fiche de poste mais nous recherchons un profil qui complète l'équipe en place. Nous incitons fortement les échanges et la mutualisation. Nous avons mis en place des temps de travail sur les projets, la pédagogie, le projet de service, qui participent à la formation continue des agents.

 

Quelles sont les perspectives ?

Si nous n'envisageons pas d'autre recrutement, nous faisons des efforts importants sur la formation car cette équipe a vocation à être de plus en plus autonome dans la mise en œuvre des actions et projets. Nous avons travaillé pour que nos ETAPS puissent être qualifiés et encadrer la voile en temps scolaire sous la responsabilité d'un BE. Avec le CNFPT, nous avons participé à la mise en œuvre d'une formation sur les milieux lacustres.

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