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Beauvais passe de la glace au synthétique

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Beauvais passe de la glace au synthétique

© Ville Beauvais

Après plus de dix ans de glace pour sa patinoire éphémère de fin d'année, la ville de Beauvais est passée au synthétique lors de l'hiver 2015. Dicté par des raisons à la fois techniques et économiques, ce basculement a également entraîné un changement au niveau du profil des usagers. 

À Beauvais (Oise), l'installation de la patinoire sur la place Jeanne-Hachette, face à l'hôtel de ville est toujours un événement, dans cette ville dépourvue de patinoire « en dur ». « Nous la disposons toujours au cœur du marché du Noël », souligne Benjamin Thockler, directeur des sports. «Et nous constatons effectivement qu'elle génère une forme d'attente, notamment grâce à son côté ludique et pédagogique ». Des stages d'initiation sont d'ailleurs régulièrement organisés pour des classes de maternelle.

 

Moins d'aménagements

Un changement de cap a toutefois été opéré lors de l'hiver 2015. Cette année-là, la mairie a fait le choix de basculer d'une patinoire de glace vers du synthétique « avec un peu d'appréhension quand même », précise M. Thockler. Cette année-là, la ville avait achevé la requalification urbaine de la place Jeanne-Hachette avec l'aménagement d'un miroir d'eau. «Du coup, pour des raisons techniques liées à la mise en place de la plateforme, nous ne pouvions pas installer la patinoire traditionnelle. Ce fut l'occasion de tester l'option synthétique qui demande moins d'aménagements périphériques ».

 

Amortie dès la 2e année

La municipalité a donc loué avec option d'achat, une patinoire synthétique de 600 m². «Nous nous donnions un an pour essayer le produit avant de renouveler si nous étions satisfaits. Ce qui fut le cas ». À en croire le directeur des sports, la balance a en effet nettement penché du côté des avantages. Le premier est d'ordre budgétaire. «La location de la patinoire de glace revenait environ à 130000 euros. Avec la location et option d'achat de la version synthétique - 200000 euros - nous avons amorti le produit dès la deuxième année ». Le second est lié à l'installation/démontage: vingt et un jours dans le premier cas, trois dans le second, « ce qui n'est pas négligeable en termes de gestion humaine bien sûr mais aussi d'espace public ». Et le troisième, enfin, est lié à la pollution sonore moins importante pour les riverains.

 

Un public plus familial

 

Et les usagers? « Le fabricant nous avait bien spécifié que la glisse était un peu inférieure sur le plan qualitatif que sur la glace », enchaîne Benjamin Thockler. «Les utilisateurs sont apparus déçus au début. Mais avec le temps, ils se sont habitués ». La fréquentation a toutefois baissé passant d'environ 21000 passages autrefois à 15000 en 2016. Soit une baisse de 28 %. Le profil des usagers a en revanche évolué. «Sur la glace, nous avions de nombreux initiés, ce qui pouvait parfois surprendre les débutants au point de rendre la cohabitation difficile », constate-t-il. «Avec le synthétique, nous sommes revenus vers un public familial, avec beaucoup d'enfants, ce qui est plutôt en phase avec les objectifs d'animations de Noël. C'est pourquoi, nous avons le sentiment de toucher davantage de monde ». Avant, un jour, de bâtir une patinoire permanente?

 

« Aire de glisse » plutôt que patinoire

Chaque année, entre 300 et 350 patinoires éphémères sont installées sur les marchés de Noël français. Un chiffre semble-t-il en augmentation, avec notamment un tiers de ces produits qui serait en synthétique. À l'image de Benjamin Thockler (Beauvais) et de Philippe Aubertin, directeur général de Synerglace, de nombreuses voix s'élèvent pour ne plus appeler ces produits des patinoires. Histoire notamment d'éviter les déceptions des usagers qui s'attendent aux mêmes sensations que sur la glace. «On pourrait plutôt parler d'«aire de glisse ou de surface de glisse », conclut le technicien beauvaisien.

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