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Au CNOSF, les affinitaires s’affirment

David Picot • david1picot@yahoo.fr
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Au CNOSF, les affinitaires s’affirment

© fovivafoto - stock.adobe.com

Une grande famille ! Les fédérations sportives françaises sont souvent représentées comme la pierre angulaire d’un mouvement sportif, uni et solidaire, rassemblé sous la bannière du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Mais en interne, rien ne va plus. Dans un contexte économique contraint et d’évolutions fortes des pratiques, des tensions sont apparues entre les fédérations délégataires unisports et celles dites « affinitaires », multisports. Au point d’envisager une scission ? Voilà qui ferait bien tache à quatre ans des Jeux de Paris…

Depuis 1972, année de sa création sous l’égide du Comité olympique français (COF) et du Conseil national du sport (CNS), le CNOSF rassemble des fédérations unisports « olympiques », érigées en prestigieuse et médiatique façade, et des « non olympiques » pour celles dont la discipline ne figure pas au programme des Jeux. Mais pas seulement. De nombreuses fédérations multisports y siègent également : celles qui représentent le sport scolaire et universitaire, ou encore, celles dites « affinitaires ». Ces dernières ont en effet émergé sur la base d’affinités idéologiques (exemple du sport travailliste), religieuses (exemple de la Fédération sportive et culturelle de France), ou encore par rapport à des formes de pratiques (handisport, activités physiques adaptées) ou des diversités territoriales (exemple de la Fédération nationale du sport en milieu rural - FNSMR). Comme le souligne le ministère des Sports sur son site internet, elles « visent en priorité une pratique omnisports, multi-activités, selon des affinités diverses centrées sur l’être humain dans sa globalité ». Elles sont au nombre de seize. Parmi elles, on trouve par exemple l’Union française des œuvres laïques d’éducation physique (Ufolep), la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), et encore la Fédération française du sport travailliste (FFST).

 

« Une crise »

 

Dans l’esprit comme dans les faits, ces fédérations apparaissent donc très éloignées des paillettes olympiques et bien souvent, de la devise « plus vite, plus haut, plus fort ». Tellement d’ailleurs, que la question de leur rattachement au CNOSF en vient à être posée. De façon plus ou moins ouverte d’ailleurs. L’illustration récente des tensions tient en trois mots : « Pacte de loyauté », nom donné à ce texte approuvé lors de l’assemblée générale du CNOSF, le 29 juin dernier. Sa mise en place vise à « permettre une relation apaisée et durable entre fédérations mues par le même objectif et poursuivant le même idéal de développement du sport fédéré », a souligné le CNOSF.

 

Un contexte économique compliqué

 

Présidente de la FNSMR et par ailleurs à la tête du comité départemental olympique et sportif (CDOS) de Haute-­Garonne, Brigitte Linder est une connaisseuse avisée des rouages olympiques et affinitaires. Elle le clame haut et fort : « oui, nous vivons[…]

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