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À Cholet, la Jeune France revendique une approche « vraiment professionnelle »

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À Cholet, la Jeune France revendique une approche « vraiment professionnelle »

© Association Jeune France

Plus que sur les contrats aidés, la Jeune France de Cholet (Maine-et-Loire) mise sur les formations en apprentissage pour pérenniser ses emplois. Une réflexion qui repose sur un véritable projet associatif et sur une diversification de ses sources de financement. 

Jeune France, comme L'Élan, -l'Intrépide ou la Vaillante... Le nom du club transpire la longue histoire post-guerre franco-prussienne de 1870 où il s'agissait de remobiliser la jeunesse par le sport. Un siècle et demi plus tard, la vitalité caractérise toujours la Jeune France de Cholet, une association à l'impressionnante carte de visite: 3400 adhérents, une quarantaine d'activités proposées, environ 250 bénévoles réguliers et une équipe de 30 salariés dont 17 équivalents temps plein (ETP).

Tous pérennisés

« Nous sommes entrés dans une phase de professionnalisation au début des années 2000 », explique Françoise Cholet, la directrice - salariée - de la structure. «Nous avons commencé par des emplois aidés qui étaient à l'époque des emplois jeunes, sur des postes d'éducateurs sportifs que nous avons tous pérennisés. C'est ce qui nous guide: recruter des jeunes qui ont un projet professionnel et les accompagner vers une qualification ». Et pour cause, « d'une manière générale, le problème avec les emplois aidés, c'est lorsqu'ils s'arrêtent », enchaîne-t-elle. « Sans compter, qu'ils s'étalent souvent sur des périodes relativement courtes, ce qui est compliqué lorsque l'on envisage une formation qualifiante. »

L'importance du projet associatif

C'est pourquoi, depuis quelques années, l'association a progressivement basculé vers des contrats d'apprentissage et des formations de type BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport). La directrice revendique aujourd'hui une « approche vraiment professionnelle », qui propulse la Jeune France à des années-lumière des petites associations sportives. L'occasion pour elle d'insister sur « l'importance du projet associatif. Chaque club, quelle que soit sa taille, doit en établir un, distinct du projet sportif puis l'adapter régulièrement. C'est compliqué mais incontournable pour évoluer. Autrement dit, il s'agit de savoir où l'on va, comment on y va et de quelle manière on finance ».

Les cotisations... avec pédagogie

À la Jeune France, Françoise Cholet et son équipe sont parvenues à diversifier leurs sources de financement (lire encadré). Car il ne faut pas compter que sur les subventions publiques qui ne cessent de diminuer. Depuis quelques années, elle tape ainsi à la porte d'entreprises privées et même de fondations. Enfin, « il convient d'agir sur les cotisations, avec de la pédagogie. Les adhérents ou leurs parents sont de plus en plus exigeants avec les associations sportives. Ils veulent des encadrants diplômés dans des locaux neufs et toujours propres. Mais d'un autre côté, ils s'emportent face à une augmentation de quelques euros du prix de la licence. Alors que par exemple, ils vont plus volontiers ouvrir leur porte-monnaie pour une activité culturelle comme la musique. C'est encore une barrière culturelleimportante », conclut-elle. 

2 x plus de cotisations que de subventions
La Jeune France de Cholet revendique un budget de 1,2 million d’euros (année 2015-2016). Les subventions de la ville s’élèvent à 208 000 euros et les cotisations des adhérents rapportent 402 000 euros. Et la ligne budgétaire « prestations/ventes/recettes manifestations », 443 000 euros. Il faut dire que l’association possède aussi ses propres locaux loués le cas échéant à des entreprises pour des séminaires par exemple.
Il y a quelques années, elle a également cédé à la ville deux salles omnisports et deux dojos. « Nous n’avions pas les moyens de les mettre aux normes. Nous en sommes aujourd’hui gestionnaires pour le compte de la ville », conclut la directrice.

 

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